Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Les troubles de ces jours-ci en France, et le MULTICULTURALISME.

 

Multiculturalisme. Le mot plaît à tout un certain public qui se pique de culture.

Aaah! Culture! Kylti! Kylti cé politi et polilti cé kylti !

Et puis, il y a multi, aussi. Mylti! Aaaaah! Ça y est l'idée de pluralité est lancée, surtout par ceux qui ne supporteront pas cet article, car ils ne tolèrent pas la contradiction.

Pluralité, pluriel, culture ( kylti ) plurielle, et l'idée de tolérance qui en est, semble-t-il, dénotée.

Remarquez que je n'ai rien, mais rien de rien, contre la tolérance, ni contre la pluralité. Il y a peu je déclarais, ici même à un lecteur que je préférais le polychrome au monochrome, la polyphonie à l'homophonie. Et je ne me dédie pas.

Mais la polyphonie, tout comme la polychromie ( pour n'être pas cacophonie, du grec kakos : mauvais ) pour être réussie suppose le faiseur d'ordre, l'ordonnateur, le chef d'orchestre, le Maître.

Il en va de même en matière de culture, de politique.

Si en ce moment, en Europe, et ailleurs, le cours des évènements paraît si déréglé, c'est que les partitions sont devenues introuvables, où illisibles, pour les analphabètes qui tiennent le haut du pavé avec une assurance, pourtant, et une vanité qui font peur.

Saint-Exupéry, un auteur trop négligé aujourd'hui, dans un livre de réflexion sur la débâcle de 1940, Pilote de guerre, écrivait «  notre monde est fait de rouages qui ne s'ajustent pas les uns aux autres. Ce ne sont pas les matériaux qui sont en cause, mais l'Horloger. L'horloger manque ».

Ce n'est donc pas la pluralité qui est détestable, mais l'absence de l'esprit de composition de synthèse, et d'harmonie.

Un esprit de composition qui est inséparable de l'idée de finalité. N'importe quel artiste, digne de ce nom, le dira, tout n'est pas possible avec n'importe quoi. Et même le « simple » aménagement d'un salon suppose une pensée qui sélectionne, choisit, en fonction d'une idée, d'une finalité, qui est la beauté. Prenez dix chefs-d'oeuvre, de peintres de talents, voire géniaux, mais de styles différents, voire opposés. Leur simple juxtaposition ne constitue pas une réussite. Le manque d'harmonie sautera aux yeux de l'amateur « averti », choqué par l'absence de goût, de « l'ordonnateur ».

On ne peut pas tout mélanger sans risque, faire du beau  avec une kyrielle d'éléments disparates.

Ceci vaut également pour l'art de la politique, sur lequel le divin Platon a écrit des pages immortelles.

Et le multiculturalisme pavé, comme l'enfer, de bonnes intentions, me paraît l'une des sources des désordres, qui iront en grandissant ( si l'on ne remédie pas aux causes profondes du mal qui nous ronge ) en France, en Europe et dans le monde. L'horloger manque. Le pilote faute de boussole et d'instruments de navigation, ne sait où aller. La politique, pour lui se limite à la gestion de l'économie, où son incompétence apparaît d'ailleurs de plus en plus évidente.

Mais je vais laisser la parole maintenant à un intellectuel Québécois, Mathieu Bock-Côté, qui approfondira en partant du cas du Québec, province canadienne, cette question du multiculturalisme, dont les inconvénients apparaissent de plus en plus évidents, sauf aux dirigeants de nos grandes nations européennes en décadence, et à la technocratie de Bruxelles dépourvue de toute finalité véritable, et qui poursuivent ce but étrange : uniformiser la polyphonie européenne par le dirigisme technocratique, et en manipulant le patchwork multiculturaliste. C'est que lorsque la pensée vivante se meurt pour laisser la place au mécanisme technocratique, c'est le règne de la cacophonie, l'avènement de Babel, la confusion du pluriel harmonique avec le disparate.

 

Le Scrutateur.

 

________________________________________________

Pourquoi le Québec veut en finir avec le multiculturalisme

 

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/04/04/31002-20140404ARTFIG00101-le-quebec-veut-en-finir-avec-le-multiculturalisme.php

 

FIGAROVOX/MONDE - Figarovox accueille désormais aussi des personnalités des pays francophones. Un intellectuel québecois reconnu, Mathieu Bock-Côté, explique le débat animé que connaît le Québec sur le multiculturalisme et les « accommodements raisonnable

 

 

Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologue et chargé de cours à l'Université du Québec à Montréal. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Cet essayiste est en particulier l'auteur d'«Exercices politiques» (VLB éditeur, 2013), de «Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois» (Boréal, 2012) et de «La dénationalisation tranquille: mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire» (Boréal, 2007). Mathieu Bock-Côté est aussi chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada.


Le Québec a connu un immense débat ces derniers mois. Le gouvernement de la province veut désormais rompre avec le multiculturalisme. À l'automne 2013, il a présenté un projet de Charte des valeurs, qui proposait un meilleur encadrement des «accommodements raisonnables», l'inscription de l'égalité hommes/femmes dans la Charte québécoise des droits de la personne et qui proscrivait, au nom de la laïcité, les signes religieux ostentatoires chez les employés de l'État.

Il n'y a pas qu'au Québec que le multiculturalisme est en crise. C'est le cas dans toutes les sociétés occidentales.

« Le multiculturalisme repose sur l'inversion du devoir d'intégration : ce n'est plus à l'immigrant de prendre le pli de la société d'accueil, mais à celle-ci de transformer ses institutions. »

Le multiculturalisme repose sur l'inversion du devoir d'intégration: ce n'est plus à l'immigrant de prendre le pli de la société d'accueil, mais à celle-ci de transformer ses institutions pour les accorder aux exigences de la «diversité». C'est ce qu'on appelle l'idéologie de «l'accommodement raisonnable», qui se présente comme un simple ajustement pragmatique respectueux du nouvel arrivant pour faciliter son insertion. Terrible illusion.

Car à l'exigence traditionnelle d'hospitalité à l'endroit des immigrants, à laquelle répondait leur inévitable intégration nationale à leur pays d'accueil, s'est substitué un projet très radical, fondé sur la déconstruction de ce dernier. Le multiculturalisme repose sur un procès systématique de la nation. Il considère qu'il n'y aura pas de justice sociale tant que les identités liées à l'immigration ne seront pas sur le même pied que l'identité de la société d'accueil, qui ne sera plus qu'une composante de la diversité.

La souveraineté populaire serait à congédier. Elle masquerait la simple tyrannie de la majorité. La figure du gouvernement des juges s'impose, et s'accompagne d'une traduction des revendications minoritaires dans le langage des «droits fondamentaux». Le multiculturalisme entraine ainsi un changement de régime politique qui relève de la logique du «despotisme éclairé».

Il pousse aussi à la rééducation de la nation d'accueil, comme en témoignent les nombreux programmes scolaires qui cherchent à lui inculquer ses préceptes idéologiques.

« La question du multiculturalisme se pose encore plus radicalement au Canada. »

Évidemment, cette question se pose encore plus radicalement au Canada. Dans les années 70, le multiculturalisme a d'abord eu pour vocation de neutraliser le peuple québécois, en le transformant en minorité ethnique parmi d'autres dans la diversité pancanadienne, alors qu'il se concevait traditionnellement comme un des deux peuples fondateurs de la fédération. Faut-il rappeler d'ailleurs que le peuple québécois n'est pas reconnu dans la Constitution de 1982? Il ne faut pas être surpris que le Québec ne l'ait toujours pas signée.

Le Québec peut-il définir son propre modèle d'intégration des immigrants, pour les acculturer à sa propre réalité nationale, ou doit-il être considéré comme une simple subdivision provinciale de la fédération canadienne? Le Québec peut-il rappeler qu'il est une «société distincte» en droit de définir sa propre culture de convergence, à partir de son expérience historique singulière? C'est la question nationale qui révèle encore une fois son caractère irrépressible. Entre le multiculturalisme canadien et l'identité québécoise, la contradiction demeure fondamentale et pourrait un jour conduire à la rupture du lien fédéral.

Le multiculturalisme canadien, au-delà de la question du Québec, pratique une forme de «fondamentalisme dans le relativisme». Le critère utilisé pour justifier un «accommodement raisonnable» est celui de la sincérité de la croyance de celui qui l'exige. L'ordre politique est appelé à se dissoudre dans la subjectivité de chacun. De ce point de vue, les symboles religieux ostentatoires sont déculturés et présentés comme la simple expression de préférences personnelles. Le multiculturalisme canadien s'aveugle ainsi devant l'empiètement des communautarismes dans le domaine public.

« Le projet de Charte des valeurs du gouvernement québecois entendait rappeler que la citoyenneté ne saurait se réduire à une définition purement procédurale. »

Le projet de Charte des valeurs du gouvernement québecois entendait rappeler que la citoyenneté ne saurait se réduire à une définition purement procédurale, comme si elle pouvait s'évider de son substrat historique et se dénationaliser. Il entendait, en somme, réhabiliter une figure du «commun» historiquement fondée et s'inscrivant dans la durée. À travers elle, on retrouvait tout simplement la possibilité de nommer l'existence du corps politique dans son ensemble et d'assumer l'héritage historique sur lequel il repose. Mais si la laïcité peut y contribuer, elle ne saurait suffire: le projet gouvernemental assumait d'ailleurs le patrimoine historique québécois, qui la dépasse largement.

Comment assurer l'existence d'un corps politique si on lui dénie la possibilité d'assumer son histoire? De quelle manière lier les individus en profondeur et éviter l'assèchement du politique dans la seule logique des «droits»? De quelle manière recomposer la souveraineté populaire alors qu'on conteste de plus en plus l'existence même de la nation? La Charte des valeurs ne survivra peut-être pas aux élections provinciales qui se dérouleront le 7 avril au Québec. Mais la question «identitaire», au Québec comme ailleurs, modifie en profondeur la vie politique. Elle révèle «l'impensé» de la démocratie:

 

 

( II ) Le multiculturalisme de nos « élites » conduit à l'islamisation de la France.

 

Ce que ne diront ni M. Hollande, ni Valls, encore moins Martine Aubry, ni MM. Le Maire, et Juppé.
http://gloria.tv/?media=527837

Les troubles de ces jours-ci en France, et le MULTICULTURALISME.
Les troubles de ces jours-ci en France, et le MULTICULTURALISME.
Les troubles de ces jours-ci en France, et le MULTICULTURALISME.
Les troubles de ces jours-ci en France, et le MULTICULTURALISME.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
Ecole d'Athènes, Raphaël,Chambre de la Signature, Musée du Vatican
Il n'y a pas assez de toute une vie pour comprendre un tel tableau, mais les gestes au sommet, avant les trois portes, ont plus de valeur que tout le reste. N'y a t-il que des philosophes qui y soient représentés ?
Répondre
O
Bonjour,
je lis tous vos messages avec intérêt.
Cependant, l'écriture en ROUGE, passe mal.
On fatigue vite, et parfois, j'arrête de lire.
Ensuite, l'espacement des lignes est trop important.
SINON, À PART CES QUELQUES OBSERVATION,
VOS MESSAGES SONT D'UN GRAND INTERET.
Répondre