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Publié par Edouard Boulogne

Cet article de Guy Millère dans Dreuz.Info, recoupe celui que je publiais hier matin dans l'article où j'annonçais, pour le soir, la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy. Je n'en prendrais pas à la lettre certains traits polémiques comme celui qui parle d'un leader féminin français comme « socialiste nationale ». La polémique existe pour stimuler, et introduire un peu de flamme dans une actualité réfrigérante. Mais derrière le jeu de mots qui est un excès de plume, il y a une vérité qui mérite d'être prise en considération.

Dans l'ensemble cet article de Dreuz.Info exprime une triste réalité.

 

LS

 

Je me suis souvent montré critique vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Je pense qu’il a commis de nombreuses erreurs quand il était Président, et a gâché une occasion de redresser la France. J’ai dit ici ce que je pensais de sa gestion de nombreux dossiers, et, en particulier, de ce qui a concerné le renversement de Kadhafi en Libye ou l’accession de l’ « Etat palestinien » à un siège à l’UNESCO.

Mais en voyant ce que l’affligeant François Hollande et sa cohorte socialiste font de ce pays, je ne peux faire autrement que me dire que Nicolas Sarkozy avait au moins conservé une dignité à la fonction présidentielle, n’avait pas tenté de détruire la famille, ne s’était pas efforcé de broyer ce qui reste de l’économie françaises sous des surcroîts de charges et de rigidité absolument délirants, et n’avait pas essayé de démanteler la justice. Sous Hollande, la France est tombée très bas. Elle est tomLa gauche totalitaire et Nicolas Sarkozybée tellement bas qu’il devient difficile de voir comment elle pourra sortir du caniveau où elle git présentement. Et quand quelques matches de football seront passés et que ceux qui s’excitent sur un ballon auront fini de s’exciter, bien des tourments et des tumultes se feront vraisemblablement jour. L’heure est grave.

En voyant l’état de l’UMP, en pleine décomposition, et tiraillée entre des sous chefs qui ne voient pas qu’ils ont dépassé depuis longtemps leur seuil d’incompétence, je dois dire que Nicolas Sarkozy avait au moins cette chose indéfinissable et pourtant très concrète, et qui manque cruellement aux sous chefs susdits : ce qu’on appelle en anglais, « the sense of leadership », le sens du commandement sans lequel il n’y a pas de dirigeant. Sous Hollande, la France n’a pas de leader. Et aucun leader ne se profile au sein de la droite UMP. Alain Juppé ou François Fillon ont autant de charisme que des maîtres de cérémonie un jour d’enterrement. Dès lors que François Hollande a, lui, le dynamisme d’une méduse flasque échouée sur une plage, c’est un peu mieux, mais très insuffisant. Si la France doit sortir du caniveau où elle git présentement, il faudra quelqu’un qui a de l’énergie. La France est dans un état tel qu’en dehors de Nicolas Sarkozy, il y a Manuel Valls, qui a montré qu’il n’avait aucune consistance en acceptant de jouer le jeu de chaises musicales sur le radeau de la méduse, et il y a Marine Le Pen, nationaliste et socialiste, sous la coupe du chevénementiste Philippot en politique intérieure et du poutinien pro-iranien Aymeric Chauprade en politique étrangère. L’horreur.

En voyant la dérive effrénée de la justice qui, s’éloignant chaque jour un peu plus des principes élémentaires du droit, en se faisant justice politique façon Fouquier-Tinville au petit pied, en piétinant des principes élémentaires tels la présomption d’innocence, le secret de l’instruction, le respect de la confidentialité des rapports entre un avocat et son client, en travaillant parfois en synergie avec des organes de presse dirigés par des militants trotskystes déguisés en journalistes, conduit la France vers un fonctionnement de type totalitaire dans lequel tout un chacun sera bientôt en liberté très provisoire, présumé coupable, susceptible d’être arrêté n’importe où et n’importe quand pour délit d’opinion, je dois dire que je discerne ce qui me paraît ressembler à une machination méphitique contre Nicolas Sarkozy, destinée à lui enfoncer la tête sous l’eau et à l’empêcher d’avoir désormais la moindre prétention politique, et je dois dire que je souhaite que cette machination se brise.

Il y a, en France aujourd’hui, quelque chose de très malsain. Je l’ai déjà dit. Je dois le répéter. Je publierai dans peu de temps un livre sur le sujet.

La société française ne git pas seulement dans le caniveau. Elle se délite. Elle n’est pas seulement au bord, tout au bord, des tourments et des tumultes, elle est en perte de repères et aux mains de gens sans scrupules et sans éthique qui entendent en finir avec les repères qui subsistent encore.

Elle est tout au bord, vraiment tout au bord d’un totalitarisme qui ne dit pas son nom et qui pourrait être synonyme d’implosion.

Il est inadmissible, en soi, qu’un ancien Président de la république soit traité comme l’a été Nicolas Sarkozy. Et il ne s’agit pas de l’homme, mais de la fonction. Garde à vue ? Quinze heures ? Mise en examen sous des prétextes spécieux et sur la base d’abus de droit ? « Corruption active », « trafic d’influence », « recel de violation du secret professionnel », et puis quoi encore ? La volonté d’humilier et d’abaisser est flagrante, et si c’est Nicolas Sarkozy qu’on humilie et qu’on abaisse (arbitrairement selon toute apparence, ce qui est déjà scandaleux), c’est aussi bien davantage que lui qui se trouve humilié et abaissé.

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Il est inadmissible qu’un homme quel qu’il soit fasse preuve d’un acharnement aux allures de persécution mené par une horde ivre de ses dogmes de coupeurs de tête. Et il n’y a pas qu’un seul homme concerné, mais aussi son avocat, un magistrat qui n’a sans doute pas les idées qu’il faut. Même s’il y a non lieu, abandon de procédure, déssaisissement, il restera la fange dispersée jusqu’en première page des journaux.

La gauche a mené la France là où elle est : avec la méduse à l’Elysée, le joueur du jeu de chaises musicales à Matignon, une indépendantiste guyanaise gauchiste place Vendôme, elle entend continuer ses ravages au delà de 2017 en préparant un deuxième tour de présidentielle opposant la méduse à une nationaliste socialiste.

Elle a déjà mis en place une stratégie de terre brûlée qui empêche depuis des années tout débat d’idée en France sur tout sujet digne de ce nom, et tient pour cela l’éducation et la culture, l’essentiel des grands médias et des maisons d’édition. Elle tient aussi largement la magistrature et l’utilise comme on l’utilisait en 1793, quand régnait la loi des suspects, il serait temps, vraiment, que cela s’arrête.

La droite française aurait un intérêt à reprendre le travail des idées. Elle aurait intérêt à voir qu’il y a urgence.

Je ne sais si Nicolas Sarkozy est en mesure d’être l’homme a même de répondre à cette urgence, mais, face à ceux qui s’acharnent contre lui de manière ignoble, lâche, hypocrite, il a, présentement toute ma sympathie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.inf

 

La gauche totalitaire et Nicolas Sarkozy
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