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Publié par Edouard Boulogne

J'étais tranquille. Retenu, à mon grand regret, par d'autres obligations, je comptais tranquillement sur ma jeune Jeannely d'Om-Hota, pour assurer, comme d'habitude, avec brio, la couverture du match Brésil/Allemagne, en coupe du monde de football.

Hélas! Hélas! Hélas!, je rentre à mon domicile et je consulte les messages téléphoniques reçus. Je rappelle Jeannely dont la voix m'inquiète. Son Brésil aurait-il des ennuis? Avec ces Allemands tout est possible.

Je tombe sur une jeune fille en larmes. Entre deux hoquets mouillés de larmes, je traduis. Notre jeune plume s'est couchée pour une courte sieste, histoire de charger les piles au maximum. Elle a ouvert un délicieux thriller, me dit-elle : Le testament des templiers, ( la dixième chambre, édition Pocket ), et...s'endort. Non que le thriller, ait rien à voir avec un soporifique ( d'ailleurs, c'est moi qui le lui avait conseillé ), mais à cet âge, à peine au sortir de l'adolescence, la physiologie joue parfois des tours pendables.

Jeannely ouvre les yeux, a l'intuition d'un acte manqué, se réveille tout-à-fait, fond en larmes.

Le Scrutateur sera indulgent. D'ailleurs il se rue sur son téléviseur, et n'en croit ni ses yeux, ni ses oreilles. Nous sommes à une demi-heure de la fin et l'Allemagne mène par 5 à zéro.

Ah! ces teutons. La dernière partie de la déculottée se joue, dans la confusion la plus totale de la Séleçao. Les allemands marquent encore deux buts, et le Brésil sauve l'honneur en marquant, in extrémis, un but inespéré.

Va-t-on tenter d'expliquer cette catastrophe, ce Waterloo footballistique par l'absence du fameux Naymar, esquinté récemment par un Colombien. Ce serait tout de même fort de café.

Après tout, depuis tout petit j'ai appris que le football est un jeu d'association.

Nombre d'entre nous, en Guadeloupe et en Martinique seront déçus. En l'absence des « bleus » tout le monde ou presque pariait sur le Brésil.

Pourquoi? Le coeur a parfois ses raisons, que la raison ne connait pas. Mais trop de monde préfère le rêve à la réalité, le mythe aux choses concrètes.

Or le Brésil de Pelé, c'était en ….. 1958.

Aujourd'hui, c'est la fin d'un mythe.

D'après les 30 minutes que j'ai pu observer, le jeu vif, animé, le ballon, circulant , volant, dribblant, virevoltant, c'était aux pieds des germains qu'il le faisait.

Combien de fois, ai-je entendu dire ces jours-ci que les meilleurs jeunes Brésiliens étaient à l'école des clubs européens. Voulait-on, par là expliquer une décadence brésilienne par l'influence de l'Europe?

Pourtant l'Allemagne est une nation européenne. Pourquoi ne pas s'avouer qu'il y avait un mythe, qui ne reposait plus que sur des sentiments, aveuglants, malgré le sympathique enthousiasme qui l'entretenait.

Le temps des Garincha, Didi ( le bien nommé ), Pelé, est du siècle dernier, il y a 56 ans.

Et puis, l'Allemagne, dirais-je, dans bien des domaines :c'est un morceau.

Il paraît que leur chancelière, que vous voyez sur la photo, était prête a descendre dans la mêlée, si la situation l'avait imposée.

Vous imaginez le « coach » élyséen descendre dans l'arène, vous? Sans innommable catastrophe?

En tout cas, j'ai consolé Jeannély. Lui ai donné quelques conseils pour bien dormir cette nuit. Avec des produits bien de chez nous.

Elle se rattrapera pour la finale.

LS, pour l'interim.

FOOT : Allemagne 7, Brésil 1. La Seleçao déshabillée, par Interim.
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C
Suprématie germanique.
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F
Match épique.
C'était l'Etoile de Morne à l'Eau contre le F.C. Gueugnon.
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