Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Ce midi, sur LCI, au milieu du carnaval d'hypocrisie des « politiques » sur le calvaire infligé à Nicolas Sarkozy, on pouvait entendre un de ses « amis » de l'UMP, le lugubre Alain Juppé y aller de son couplet : «  je suis un ami de Nicolas Sarkozy, mais il a eu tort de s'en prendre à l'institution judiciaire de notre pays ».

Or Sarkozy ne s'en est pas pris à l'institution judiciaire en tant que telle, mais à ces magistrats d'un syndicat d'extrême gauche ( les journaleux ne disent jamais ce qu'il en est, préférant l'expression «  syndicat plutôt situé à gauche » ( sic ). ), à ces deux «  dames » du Syndicat de la Magistrature, déléguées par la gauche pour tenter de liquider le seul opposant qu'elle redoute actuellement.

Si l'on se réfère aux origines de ce « syndicat », dans les années 1970, on découvre un texte bien remarquable et révélateur d'Oswald Baudot, qui, alors substitut à Marseille, avait déclaré à ses collègues ce qui suit et qui nous indique, soit l'ignorance crasse de M. Juppé, soit sa mauvaise foi insigne ».

 

Le Scrutateur.

 

Un texte fameux de 1974 rappelle sur quelles bases s'était créée l'organisation qui représente aujourd'hui un tiers des magistrats français.

 

Né en 1968 dans le sillage du mouvement de Mai, le Syndicat de la magistrature (SM) n'a jamais caché un fort ancrage à gauche. Le «mur des cons» découvert dans ses locaux parisiens n'est, au fond, qu'une expression caricaturale d'une idéologie radicale, dont les racines plongent dans les années où les clivages politiques se revendiquaient violemment.

Un texte fameux, qui date de 1974, résume parfaitement l'atmosphère de l'époque, qui voyait l'émergence de «juges rouges» - ainsi appelés par leurs détracteurs - en réaction à des années de mise au pas de la justice par le pouvoir politique. L'auteur de cette harangue, Oswald Baudot, était substitut à Marseille et membre du SM. La publication de son manifeste, critique ouverte de l'impartialité, lui valut des poursuites disciplinaires: «Soyez partiaux, écrivait-il. Pour maintenir la balance entre le fort et le faible, le riche et le pauvre, qui ne pèsent pas d'un même poids, il faut que vous la fassiez un peu pencher d'un côté. (…) Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l'enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l'ouvrier contre le patron, pour l'écrasé contre la compagnie d'assurances de l'écraseur, pour le malade contre la sécurité sociale, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice.»

Oswald Baudot a comparu devant le Conseil supérieur de la magistrature en 1975 ; une réprimande a été suggérée, mais le ministre de la Justice ne prononça aucune sanction contre le substitut marseillais, très soutenu par le corps de la magistrature, toutes obédiences syndicales confondues - cette unanimité appartient elle aussi à une autre époque.

 

(Alain Juppé, homme honnête, et joyeux drille.  1 ) La troisième phot montre quelques spadassins socialistes prêts à fondre sur Sarkozy.
(Alain Juppé, homme honnête, et joyeux drille.  1 ) La troisième phot montre quelques spadassins socialistes prêts à fondre sur Sarkozy.
(Alain Juppé, homme honnête, et joyeux drille.  1 ) La troisième phot montre quelques spadassins socialistes prêts à fondre sur Sarkozy.

(Alain Juppé, homme honnête, et joyeux drille. 1 ) La troisième phot montre quelques spadassins socialistes prêts à fondre sur Sarkozy.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article