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Publié par Edouard Boulogne

 

Dieu sait que je ne déborde pas d'estime pour ceux qui nous gouvernent, et la lecture régulière du Scrutateur en témoigne abondamment.

Pourtant quand le chanteur Bertrand Cantat déclare publiquement ( voir l'article plus bas ) sa haine des « salauds qui nous gouvernent », quelque chose de profond en moi se révolte et se rebiffe. Certes, les salauds ne manquent pas dans les sphères dirigeantes, et pas seulement à gauche. Mais pas Bertrand Cantat, et pas ça.

Qui est M. Cantat, en dehors du fait qu'il est le beau-frère de Cécile Duflot, qui, il y a trois mois encore était membre du gouvernement des «  salauds »? Le lien suivant, qu'il faut lire pour comprendre mon article, instruira ceux qui en auraient besoin. ( B. Cantat : 10 ans en enfer : http://www.lefigaro.fr/musique/2013/10/23/03006-20131023ARTFIG00387-bertrand-cantat-dix-ans-en-enfer.php ).

Je suis scandalisé par les déclarations de ce personnage. Non que je méprise la personne intime du chanteur de Noir Désir. Je me réfère souvent, pour apprécier la vie quotidienne, à ces Evangiles qui nous incitent à la pitié et au pardon. «  Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ». Pardonnez, et vous serez pardonné. Quand le fils prodigue ( V ) après avoir abandonné son père, pour mener une vie lamentable revient vers le père, celui-ci, au risque de n'être pas compris, lui ouvre les bras tout grand, et ordonne une fête exubérante de joie et de d'espoir. Mais c'est que ledit prodigue est revenu de ses errements, se repend, sans faux semblants, et ne demande que le pardon et la réintégration dans la famille, fut-ce à un rang social totalement humble.

Le pardon, oui, mais à qui se repent.

Rien n'indique que Bertrand Cantat se repente. Quoi donc, dans cette culture déchristianisée qui est la nôtre, et dans le milieu qui est le sien, particulièrement, pourrait d'ailleurs l'y inciter?

Le drame est que l'artiste, contrairement aux dispositions légales précisées au moment de sa désincarcération, est remonté sur la scène, et qu'il s'y permet des jugements sur les « présumés salauds » que du haut de sa virginité éthique, il juge et méprise. Et que le monde médiatique, dans sa majorité répercute son propos. Et que des populations de jeunes gens lui font fête, dans des salles aussi glauques qu'électrisées.

Laissons de côté, pour une fois les Hollande, leurs pompes, leurs « oeuvres », et aussi les errements des gens «  de droite » qui dévissent dans l'échelle du Bien et des valeurs ( comme on dit ).

Ce que je pense et dit c'est « pas Cantat! Et pas çà ». Se taire c'est banaliser la médiocrité, le cynisme, le nihilisme galopant de notre époque, et, ce qui est particulièrement grave, l'indifférence des masses de plus en plus énervées ( l'énervation est l'abattement des forces par l'ablation où l'annihilation des nerfs, soit par voie chirurgicale, soit chimiquement, ou sous l'influence de drogues anesthésiantes ), dans une société sans repères, où toute tentative de réorganisation de la société malade est immédiatement qualifiée d'intégrisme ( le pauvre Pape Benoit XVI, en sut quelque chose ).

« Pas Bertrand Cantat! Et pas ça »! Je le répète, sans accabler le malade, mais en hurlant contre l'idéologie de mort, qui le refait ( au sens de « volé », « trompé ». Exemple : une personne refaite ), lui ment, et nous ment.

Refaits sont les quelques lecteurs, peu nombreux je l'espère, qui penseront : « le Scrutateur pense et écrit comme un « curé ». Je dirai comme un curé qui ferait son travail. Il y en a. Mais j'ajouterai : non pas comme un curé, mais comme un chrétien, ou moins qui essaye de l'être, et qui tente de faire en sorte que la « pitié » soit un mot qui garde du sens, et qui donc ne soit pas confondu avec la complaisance, et le laisser aller, intellectuel et spirituel.

Le Scrutateur a des défauts, évidemment, et par « humilité » ( ne perdons jamais le sens de l'humour ) il ne les énumérera pas.

Mais il se reconnaît aussi quelques qualités, dont le refus farouche, et qui remonte à des décennies et des décennies en arrière, le refus de se laisser IN-TI-MI-DER.

Awa! Ou plutôt, comme on disait au lycée dans les années 50 ( de l'autre siècle ! ) en créole  «  janmé bon Dié! Ou pé ké fè mwen pè »!

Lisez donc maintenant l'article du Figaro de ce jour, qui m'a inspiré, mais aussi l'article suivant, qui, aujourd'hui, comme hier, garde toute sa profondeur, et sa poignante vérité, pour nous, pauvres frères humains, y compris Cantat, ce « pape » d'une époque percluse, perdue, en voie d'implosion.

A moins que?

Debout les hommes!

 

Le Scrutateur.

 

Bertrand Cantat s'en prend aux «salauds qui nous gouvernent»

 

http://www.lefigaro.fr/musique/2014/07/08/03006-20140708ARTFIG00074-bertrand-cantat-s-en-prend-aux-salauds-qui-nous-gouvernent.php

 

VIDÉO - En concert dimanche à Arras, le chanteur a épinglé le gouvernement devant un public conquis, tout en soutenant le combat des intermittents du spectacle.


 

L'ancien leader de Noir Désir a profité du concert de dimanche avec son groupe Détroit pour «saluer le combat des intermittents du spectacle». En guise d'introduction à sa chanson Null & Void («nul et non avenu»), Bertrand Cantat a précisé: «En fait, ce n'est pas seulement celui des intermittents du spectacle mais de tous les précaires et de tous les gens qui essayent de vivre correctement et décemment et il y a des gens qui essayent de les en empêcher, pour parler très, très basiquement et c'est absolument injustifié et injustifiable.»

Le chanteur ne s'est pas arrêté là et s'en est pris aux dirigeants politiques actuels: «C'est notre position et ça m'étonnerait qu'on en change. Alors avant que tout le monde, comme eux, soit «Null and Void», qu'on leur dise «n'entrez pas, vous n'êtes pas chez vous», eh bien nous, on dit que ces gens-là sont chez eux partout, puisque c'est eux qui font marcher les choses et non pas les salauds qui nous gouvernent.» Un petit discours salué par un public enflammé.

Bertrand Cantat se livre à cette petite provocation dans un contexte qui fait débat autour de son retour sur scène. Dans les années qui ont suivi la mort de son ex-compagne Marie Trintignant, Bertand Cantat était resté plutôt discret en dehors de quelques interviews. Sorti de prison en 2011, le chanteur a présenté son nouvel album, Horizons, dès 2013, très bien accueilli par le public et qui a cartonné dans les bacs. Un engouement qui n'a pas fait taire les questions autours de ses concerts dans le contexte de ses démêlées judiciaires; son nom a refait surface dans l'affaire Kristina Rady, son ancienne compagne qui s'est suicidée en 2010. Son dernier compagnon François Saubadu l'avait mis en cause, ce à quoi le chanteur avait répondu en portant plainte pour diffamation.

Son retour sur scène avait fait réagir certaines personnalités dont le leader du groupe Kyo qui a déclaré que «Betrand Cantat n'aurait pas dû remonter sur scène». L'année dernière, Le Figaro se demandait ce qu'il en serait des réactions des associations de soutien aux femmes victimes de violence. En 2009, la venue du rappeur français Orelsan au Printemps de Bourges avait été remise en question après le déclenchement d'une polémique par plusieurs associations, qui avaient réagi à la découverte du titre Sale Pute, dans lequel les paroles menaçaient de violence une ex-petite amie qui avait trompé le narrateur.

 

 

( II ) « J'ai pitié de cette foule ».

 

http://www.histoiredunefoi.fr/partages/3420-jai-pitie-de-cette-foule-matthieu-15-32

 

Jésus gagna les bords du lac de Galilée, il gravit la montagne et s’assit.
De grandes foules vinrent à lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres infirmes ; on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets parler, des estropiés guérir, des boiteux marcher, des aveugles retrouver la vue ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit : « J’ai pitié de cette foule : depuis trois jours déjà, ils sont avec moi et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun ; ils pourraient défaillir en route. »
Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour qu’une telle foule mange à sa faim ? »
Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons, il rendit grâce, les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent à leur faim ; et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles pleines. 
Mt 15, 29-37

 

( 1 ) Bernard Cantat. ( 2 ) Rembrandt : le retour du fils prodigue. ( 3 ) Bacon : Auto portrait de l'homme à l'oeil blessé, ou aussi, pourquoi pas vision de l'occident vieillissant. ( 4 ) Le Christ veillant sur la foule, si pitoyable, qu'il faut sauver.
( 1 ) Bernard Cantat. ( 2 ) Rembrandt : le retour du fils prodigue. ( 3 ) Bacon : Auto portrait de l'homme à l'oeil blessé, ou aussi, pourquoi pas vision de l'occident vieillissant. ( 4 ) Le Christ veillant sur la foule, si pitoyable, qu'il faut sauver.
( 1 ) Bernard Cantat. ( 2 ) Rembrandt : le retour du fils prodigue. ( 3 ) Bacon : Auto portrait de l'homme à l'oeil blessé, ou aussi, pourquoi pas vision de l'occident vieillissant. ( 4 ) Le Christ veillant sur la foule, si pitoyable, qu'il faut sauver.
( 1 ) Bernard Cantat. ( 2 ) Rembrandt : le retour du fils prodigue. ( 3 ) Bacon : Auto portrait de l'homme à l'oeil blessé, ou aussi, pourquoi pas vision de l'occident vieillissant. ( 4 ) Le Christ veillant sur la foule, si pitoyable, qu'il faut sauver.

( 1 ) Bernard Cantat. ( 2 ) Rembrandt : le retour du fils prodigue. ( 3 ) Bacon : Auto portrait de l'homme à l'oeil blessé, ou aussi, pourquoi pas vision de l'occident vieillissant. ( 4 ) Le Christ veillant sur la foule, si pitoyable, qu'il faut sauver.

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pierre 19/08/2014 21:37

s'il est le pape de notre temps moi je suis st pierre!
il faudra que la France et les français s'interrogent sur les raisons de leurs échecs au lieu de persister et signer à glorifier toute la médiocrité du monde.
c'est avec juste raison que Mme merckel à rappelé au président français que la France doit s'interroger sur les raisons de ses propres échec plutôt que de s'ériger en donneur de leçons notamment en matière économique. c'est le progrès économique qui conditionne le progrès social et culturel,quand l'économie va mal la culture est florissante ... de médiocrité! Bertrand cantal en est l'icône personnifiée!
une rentrée qui s'annonce houleuse avec une croissance française zéro alors que l'Afrique est crédité de 4% de croissance en 2014. cherchez l'erreur!

Ch Etzol 11/07/2014 06:43

Le LYS symbolise l’abandon à la volonté divine, à la Providence qui pourvoit au besoin de ses élus.
« Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La Vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père Céleste les nourrit !
Ne valez-vous pas plus qu’eux ? Qui d’entre vous d’ailleurs peut, en s’en inquiétant, ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie ?
Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter ? Observez les lys des champs, comme ils poussent : ils ne peinent ni ne filent. » (Saint-Mathieu, 6:25-28)
Symbole trinitaire, on le retrouve dans la main de nombreux saints et de nombreux rois,de Clovis à Louis VII. Saint Michel est parfois représenté avec un sceptre fleurdelisé et pour Jeanne " Dieu y pourvoira".

Mottet Marc 10/07/2014 21:44

En complet accord avec votre analyse de ce personnage abjecte. "Les cons osent tout et c'est même à cela qu'on les reconnait". Désolé pour le terme mais pour lui c'est ce qui lui va le mieux!