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Publié par Edouard Boulogne

Je ne suis pas un « sarkoziste ». Je veux dire par là que je ne suis pas un inconditionnel, que l'ancien président de la République n'est pas, pour moi, un modèle absolu, qu'il faudrait suivre, en tout, le petit doigt à la couture du pantalon. Mais, dans la conjoncture présente, cet homme, objet des obsessions permanentes et malsaines de politiciens de sac et de corde, mérite d'être défendu. D'abord parce que, comme n'importe quel citoyen il n'est pas décent qu'on l'abandonne à la vindicte acharnée de mafieux, tant de gauche que de pseudo droite, et d'un système médiatique profondément infiltré par le système désinformatif de trotsko-socialo-verdâtres, bien meilleurs maîtres en cette matière que dans l'approche et la résolution de problèmes, économiques, politiques, sociaux, éthiques, dont ils sont d'ailleurs, largement, les principaux responsables.

Je crois que, sans « déifier » le politicien Nicolas Sarkozy, il est important de comprendre, que ce n'est pas la probité politique ( !!! ), qui inspire nos inquisiteurs élyséens; et qu'il importe de garder, en réserve, ce Sarkozy dont l'acharnement dont il est victime révèle clairement qu'il est un des cailloux les plus gênants pour la marche au pouvoir totalitaire, de la clique actuellement aux commandes en France.

C'est pourquoi je publie ce matin, 07 juillet deux documents.

Le premier est une video de M. Jean d'Ormesson, dont le talent, et la rigueur sont connus :

Jean d'Ormesson : http://video.lefigaro.fr/figaro/video/la-seule-activite-continue-de-l-elysee-c-est-l-hostilite-a-sarkozy/3653514691001/

Le second est l'interview de M. Claude Guéant publié aujourd'hui dans Le Figaro. Pourquoi Claude Guéant me direz-vous, puisqu'il était lui-même récemment convoqué devant des juges?

Mais parce qu'être convoqué devant des « juges » par les temps qui courent est presqu'un honneur.

Ensuite, parce qu'aucune charge n'a pu être retenue contre lui. Le saviez-vous? Moi pas. Et pourtant, Dieu sait que je suis aux aguets, scrutateur attentif des évènements de cette période triste de notre histoire.

Après les grandes orgues déchaînées contre l'ancien ministre de l'intérieur, de petits démentis au bas des dixièmes pages des journaux de la désinformation. « Calomniez, calomniez, disait Voltaire. Il en restera toujours quelque chose ».

Bonne lecture.

 

Le Scrutateur.

 

Claude Guéant : « Abattre Sarkozy est devenu une obsession d'État »


 

Interview par Yves Thréard. ( dans le Figaro de ce jour ).


 

La parole de l'ancien secrétaire général de l'Élysée sous Nicolas Sarkozy, et ministre de l'Intérieur, est rare. Il sort de son silence pour parler des affaires qui empoisonnent aujourd'hui la droite.

LE FIGARO. - Nicolas Sarkozy vient d'être placé en garde à vue puis mis en examen. Votre réaction ?

Claude GUÉANT. - D'abord, par respect pour la fonction présidentielle, il eût été préférable d'entendre Nicolas Sarkozy sous un autre régime que celui de la garde à vue. Ensuite, la mise en examen ne signifie en rien une culpabilité. Enfin, il est souhaitable que la justice traite cette affaire dans les meilleurs délais: l'avenir de la France ne peut pas se jouer sur une décision de mise en examen.

Vous avez, vous-même, été mis en garde à vue dans l'affaire de l'arbitrage Crédit lyonnais-Tapie. Aucune charge n'a été retenue contre vous, mais vous avez parlé à cette occasion d'un «scandale d'État». Que vouliez-vous dire?

Contrairement à ce que l'Élysée a prétendu dans un communiqué en réponse à mes propos, je n'ai pas critiqué le fait que les services de la présidence aient répondu à une demande de la justice. Ce que j'ai dénoncé, c'est que les collaborateurs de François Hollande se soient donné les moyens d'accéder aux archives de Nicolas Sarkozy et les détiennent. C'est un scandale. Les archives d'un ancien président sont sous la garde des Archives nationales. Il est tout aussi anormal que je trouve publiée dans un magazine la photo d'un de mes mails, envoyé de l'Élysée. Plus largement, je dénonce l'instrumentalisation de la justice. Abattre Nicolas Sarkozy et ses proches est devenu une obsession d'État.

Soupçonnez-vous l'existence d'un cabinet noir à l'Élysée?

Je constate que tout est programmé et médiatiquement maîtrisé. Et c'est toujours à un moment où cela arrange le pouvoir en place que des documents ou pseudo-révélations apparaissent. Ainsi de la révélation du contenu des écoutes téléphoniques de Nicolas Sarkozy avant les municipales, celles-là même qui viennent de servir à sa mise en examen. Et puis il y a le fond, qui est d'une extrême gravité. Ces écoutes n'ont pu être rendues publiques qu'à l'initiative de la justice, de la police ou du pouvoir. Le gouvernement a le devoir de faire la lumière. Or, il n'a pris aucune initiative. De même, en décembre, alors que j'étais entendu, l'officier de police judiciaire en charge du dossier a reçu un appel téléphonique du ministère de l'Intérieur pour connaître mes déclarations. Cela ressemblait fort un appel de «cabinet noir». C'est en tout cas totalement illégal.

«L'UMP ne peut continuer ainsi, avec des chefs qui donnent le sentiment aux Français de négliger leurs préoccupations, en ne s'intéressant qu'à leur propre destin. Il faut un patron » qui fasse l'unité»

L'affaire Bygmalion, sur les frais de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, sent-elle le règlement de comptes interne à l'UMP?

Dans la guerre des chefs de l'UMP, certains ont trouvé une occasion d'obtenir le départ de Jean-François Copé. Sur le fond, je suis étonné par cette affaire. Je connais Philippe Briand, le trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy, c'est un homme très sérieux. Et j'ai, par le passé, rencontré le président de la Commission nationale des comptes de campagne, François Logerot. Je peux vous dire que les contrôles vont très loin, jusqu'à la vraisemblance du prix de location des chaises. J'observe, par ailleurs, à la lecture de la presse, que les problèmes de régularité qui sont évoqués concernent l'UMP, et pas la campagne.

Souhaitez-vous le retour prochain de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP?

Je trouve qu'il eût mieux valu qu'il ne revienne pas aussi tôt dans la vie politique de tous les jours. Mais l'UMP ne peut continuer ainsi, avec des chefs qui donnent le sentiment aux Français de négliger leurs préoccupations, en ne s'intéressant qu'à leur propre destin. Il faut un «patron» qui fasse l'unité.

Vous le conseillez à ce propos?

Je le vois régulièrement. Mais c'est à lui de décider.

S'il revient au premier plan et qu'il fait appel à vous, le suivrez-vous?

Je n'ai aucune ambition personnelle. Mais toute ma vie j'ai servi mon pays, et je suis fidèle.

Votre nom est cité dans plusieurs affaires judiciaires. N'est-ce pas un handicap?

Avec force, je voudrais dire que la droiture et la probité ont toujours animé mon long engagement au service de l'État puis mon engagement politique. Mais je dois me défendre et me protéger, et cela réduit ma liberté d'expression.

Vous sentez-vous soutenu en cette période difficile?

Quand je suis dans la rue, je constate que beaucoup de gens me disent de tenir bon, m'encouragent. Dans ma famille politique, les témoignages de soutien privés ont été nombreux ; moins les témoignages de soutien publics.

L'UMP doit-elle retrouver le chemin du centre comme le suggère Alain Juppé?

Le centre est une réalité politique qui compte, et je salue le travail fait par Jean-Louis Borloo pour l'ancrer à droite après les errements de François Bayrou. Je crois que le centre et l'UMP ont vocation à se retrouver au deuxième tour des scrutins électoraux car ils pensent la même chose sur la plupart des grands sujets. Néanmoins, chaque famille doit garder son identité. Les diluer dans une même entité, c'est ouvrir un boulevard au Front national.

Le quinquennat Sarkozy a été marqué par le débat sur l'identité nationale. Quel regard portez-vous sur cet épisode?

Ce débat fut un échec. Nous n'avons pas dit où nous voulions arriver. La question de l'identité nationale demeure néanmoins essentielle. Les Français ne sont pas racistes, mais ils veulent que la France reste la France. Je regrette que nous n'en ayons pas fait davantage sur l'intégration et l'immigration. Même si, à la différence du Front national, je considère que le «zéro immigration» est irréaliste.

Faut-il revoir les accords de Schengen sur la libre circulation des personnes en Europe?

Les accords de Schengen sont un acquis. Plus personne n'accepterait des contrôles aux frontières pour se rendre en Italie ou en Belgique. Ils doivent cependant imposer des règles plus strictes à chacun des États. Par ailleurs, ils ne peuvent être correctement mis en œuvre que s'ils s'appuient sur une politique d'immigration solide à l'échelle européenne. Or, chaque pays fait ce qu'il veut et chaque État subit les conséquences de la politique migratoire des autres, puisqu'il y a libre circulation. Les gouvernements doivent s'entendre et ne surtout pas laisser ce sujet à la Commission européenne. N'oublions pas que nous avons en Europe 19 millions de demandeurs d'emploi. Il n'est pas indispensable de faire venir des immigrés supplémentaires.

Faut-il mettre un terme à la double nationalité?

Le statut de binational ne dépend ni de la France ni de son bénéficiaire. Un enfant qui naît en France de parents étrangers a vocation à devenir français, de façon automatique: c'est le droit du sol. Cela dit, un certain nombre de pays donnent leur nationalité à des enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants de leurs nationaux, fussent-ils du reste eux-mêmes français en même temps. On ne peut à l'évidence enlever leur nationalité française à des personnes qui sont françaises en application de nos lois, qui sont des enfants de Français, et qui ne sont pour rien dans le fait d'avoir une autre nationalité. En revanche, je crois qu'il faut modifier notre droit pour faciliter le retrait de la nationalité française aux personnes qui ont une autre nationalité et qui portent atteinte à la sécurité de notre pays et de nos concitoyens.

Pourquoi avez-vous perdu la présidentielle de 2012?

Nous avons, si je puis dire, faseyé. Trop de dissonances et de doutes se sont exprimés dans l'entourage de notre candidat. Il nous aurait fallu être plus fermes et plus unis dans l'expression de nos convictions.

Tendance Patrick Buisson?

Tendance Nicolas Sarkozy.

 


 

 

Abattre Sarkozy est devenu une obsession d'État
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F
Il faut savoir raison garder.
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