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Publié par Edouard Boulogne

Le défilé militaire du 14 juillet est traditionnellement un jour de retour sur soi de la nation, où se mêlent la gravité, la fierté, la joie, mais aussi le sentiment de la fragilité des choses, et que la gloire n'est jamais où la vertu n'est pas.

Pour la première fois depuis de nombreuses années, il n'en a rien été aujourd'hui. Une idéologie gaucharde, donc poisseuse, enrobait tout et chacun.

D'abord l'illusion ( qui fut déjà celle de Jaurès en 1913 et 1914 ) de l'internationale prolétarienne, selon laquelle l'idée de nation n'est qu'une superstructure au service du capitalisme. Jaurès, à cet égard se disait persuadé que la guerre franco allemande n'aurait pas lieu, car les prolétaires des deux pays, frères de misères aux mains des méchants, refuseraient de se battre et de servir de chair à canon. Il n'était donc pas utile d'entretenir une armée digne de ce nom.

La suite est connue. A peine la guerre déclarée, les jeunes Allemands, à Berlin ( toutes classes sociales confondues ) hurlaient « A Paris »!

A Paris, les jeunes Français ( toutes classes sociales rassemblées ) criaient " A Berlin"! 

Cet ersatz « d'idéal » était présent, ce jour, sur les Champs Elysées. Un jeune sous officier, au sourire narquois et à la mise négligée, disait, en substance, au micro de l'intervieweur «  l'armée aujourd'hui n'est plus orientée vers des opérations militaires. Elle est le symbole du rassemblement des forces jeunes pour l'aide aux pays en détresse, et pour la fraternité des peuples » ( sic ). Même s'il vaut mieux entendre de telles sornettes que d'être sourd, il y a lieu de s'inquiéter de l'irresponsabilité de ceux qui dispensent aujourd'hui l'enseignement dans les écoles militaires. La réalité se venge toujours des pacifistes imbéciles ( ne pas confondre l'idéologie pacifiste avec l'amour de la paix. Celui qui aime, et veut la paix, prépare la guerre pour préserver la paix : «  qui vis pacem, para bellum ! » ), et c'est l'expérience millénaire des êtres qui réfléchissent sur la réalité, qu'il ne suffit pas de vouloir la paix pour l'obtenir. Comme disait Clausewitz «  ce n'est pas nous qui choisissons l'ennemi, c'est lui qui nous désigne». Pensée reprise par un de Gaulle, un Raymond Aron qui reprochait à Valéry Giscard d'Estaing d'ignorer que « l'histoire est tragique », et par cet autre grand politologue Julien Freünd dans ce beau livre dont j'ai déjà parlé «  Politique et impolitique », et aussi dans son Aventure du politique

Pour en revenir au défilé du jour, il faudra en retenir les huées du public, pendant la descente des champs par le char présidentiel, huées perceptibles malgré les efforts filtrants des techniciens de « radio Paris », mais aussi le mortel ennui de M. Hollande, perceptible sur son visage. Manifestement, les fastes militaires ne sont pas de son registre. Un sourire furtif, et égrillard, cependant, quand le choeur de l'armée française interpréta l'air célèbre de la Madelon. Dieu sait quel flux de certains visages défilait alors dans son imagination. On le vit même feuilleter, en plein défilé de Saint-Cyr, et de Polytechnique, une sorte d'album, dont l'éloignement ne permettait pas de distinguer clairement s'il s'agissait du livret concernant la manifestation en cours, ou du plus récent numéro de « Playboy », plus en accord avec ses centres d'intérêt habituels.

Bref, un 14 juillet manqué, raté, évacué, à oublier au plus vite.

Un défilé hollandiste, quoi!

Ne désespérons pas. Cela ne saurait durer. Peut-être même pas jusqu'en 2017. Il y avait au moins un membre du gouvernement d'accord avec moi, ce jour. Cela était aveuglant, même pour l'observateur le plus distrait.

Je pense à Manuel Valls!

 

Le Scrutateur.

 

14 juillet 2014. Un défilé « gauchard », de tristesse et d'ennui.
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le page 16/07/2014 04:25

Hollande ou les déconvenues d'un looser. monsieur 3%

Il devrait plus que déchanter notre président! à chanter cette chanson des beatles des années 60,intitulée"I'm a looser " traduisez "je suis un perdant" tant il a multiplié les tentatives pour faire remonter sa côte de popularité ,mais sans succès!
il a tout essayé le bougre! De la dénonciation de la "haute finance" à "l'inversion de la courbe du chômage" jusqu'à la pirouette d'un social démocrate a inviter le MEDEF a une pseudo réflexion sur un "pacte de responsabilité" dont il avait déjà scellé à l'avance le sort! car il a plus d'un outils à sa vieille boîte !mais voilà ,çà ne marche toujours pas. bon , qu'à cela ne tienne! il essaie la séduction mais là aussi c'est l'échec ,Ségolène Valérie et Julie le quittent. il fallait s'y attendre elles l'ont presque brisées. Paroles de femmes! presque car, comme le roseau, il pli mais ne rompt pas!
ouf! sauvé par le gong, la coupe du monde tombe à pic.Iil met un teeshirt(sic)et une casquette pour se faire filmer avec les footballeurs héroïques qui, pensent-il , vont gagner . faute à pas de chance. L'équipe de France perd face à la discipline et au jeu technique d'une Allemagne conquérante Bon...il reste le 14 juillet pour se faire voir! et là plus de boîte à outil! il s'agit juste d'exceller dans l'art... de se montrer; exercice facile quand ce n'est pas lui qui fait la démonstration de style de sa propre image, mais ...la force des armées.
et si tout cela n'aura pas servi à faire remonter sa côte de popularité dans les sondages de la prochaine rentrée, il pourra toujours, en septembre, agiter les drapeaux de la commémorations de la guerre 14-18,et qui sait peut-être bien redoré son image d'un président rondelet proche des français vacanciers à limitation d'un Obama dans un fast-food du coin qui se mêle au bon peuple.

Pour l'instant, c'est monsieur 3% dans les sondages du figaro magasine qui explique que seul 3% des français souhaitent qu'il se représente aux présidentielles de 2017.

Ch Etzol 15/07/2014 08:26

Il était aisé de contrebalancer un certain folklore, quand on avait lu les Perses d'Eschyle et vu, la veille,
les très beaux films sur la détermination des grecs et leurs débats sur la meilleure tactique, préparant la bataille de Salamine.
Tectonique des plaques oblige,l'oncle Sam mit du temps à traverser l'Atlantique et, tant les accords de Munich que le pacte germano-soviétique ont peut-être amené le Général De Gaulle à estimer préférable de donner à la personne France qu'il aimait, son indépendance en particulier énergétique et militaire notamment par le nucléaire.
Mais aucune bataile n'est non plus gagnée sans une Espérance, dont la certitude vient, comme pour Jeanne devant les anglais, de plus haut qu'on ne pense. De qui, par sa naissance ,ne peut tromper et qui a terrassé le dragon. Raison pour laquelle l'Eglise fête son Assomption.
De Sainte Marie à Notre Dame et retour, dans la continuité.