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Publié par Edouard Boulogne

La réforme régionale et nous, les régions d''outre-mer.

 

Les oreilles sont rebattues, ces jours-ci par le projet de réforme territorial concocté par le « président » Hollande.

Une réforme territoriale n'est pas, en soi, un casus belli pour les Français. A condition qu'elle soit faite avec prudence, en prenant le temps de la maturation, et tienne compte des réalités, historiques et économiques.

On peut douter qu'une réforme imaginée par un François Hollande corresponde à ces critères. Déjà s'élèvent de partout, en métropole et outre-mer, des protestations énergiques, et parfois davantage.

Ne dit-on pas que ledit projet, publié hier, n'a été mis au point et « finalisé » qu'en toute dernière minute, dans la nuit qui a précédé la publication.

Tout cela sent la hâte, l'approximation, l'à peu près. Bref! Du Hollande pur jus.

Ce que je viens de dire transparait du Petit journal de canal +, que nous publions ci-dessous, et que je vous incite vivement à regarder et à écouter. Cela ne manque pas de sel.

En résumé, nous assistons aux gesticulations dont nous sommes témoins depuis deux ans sans parvenir, heureusement, à nous y habituer.

Beaucoup de temps perdu. Mais restons vigilants, an nou rété veyatifs!

 

Le Scrutateur.

 

( I ) Quand "Le petit journal" de Canal + se moque de l'Elysée qui a "oublié les régions d'Outre-mer"

 

( Pour visionner l'intéressant « petit journal » de Canal + , cliquer sur le LIEN : http://www.la1ere.fr/2014/06/04/quand-le-petit-journal-de-canal-se-moque-de-l-elysee-qui-oublie-les-regions-d-outre-mer-158267.html ).

 

La carte de la réforme territoriale publiée sur le site de l'Elysée ne tient pas compte des quatre régions des Outre-mer. Le "Petit journal de Canal +" s'est longuement moqué de cet oubli, hier.

 


 

"Regardez cette carte...Il ne manque pas un truc...ou deux trucs...Ou trois trucs ?" interroge, goguenard, le présentateur du Petit journal. Les "trucs" qui manquent sur la carte officielle des nouvelles régions françaises, ce sont les quatre régions d'Outre-mer - Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion - comme la 1ere.fr vous le signalait également hier

"Les oubliés de la France"

Le Petit journal poursuit cette séquence avec deux interviews réalisées à l'Assemblée nationale. En voyant la carte, Huguette Bello, députée de La Réunion explique : "On est toujours un peu les oubliés de la France".

De son côté, André Vallini, Secrétaire d'Etat en charge de ce redécoupage des régions tente de justifier l'absence des Régions d'Outre-mer : "
Les Dom-Tom ne sont pas actuellement prévus dans cette réforme". La journaliste lui faisant remarquer que la Corse n'est pas non plus concernée, mais qu'elle y figure bien, André Vallini répond que "la Corse figure sur le dessin car elle est proche de la métropole". Et il finit par conclure : "Je prends votre remarque en compte

 

( II ) L'évolution institutionnelle relancée. ( en outre-mer ).

 

La victoire du Front national aux élections européennes a remis sur le devant de la scène le Projet guadeloupéen de société (PCS), ( Le FN aurait remis en scène le PGS? Ah bon? Première nouvelle. C'est celle que claironne France Antilles. Dans l'intérêt de qui? De toutes parts, les Guadeloupéens, sauf pour la majorité de leurs élus, les mêmes qui, en 2003, ont refusé le projet d'évolution statutaire à plus 73 %. Répétons le, rien, aucune réforme, même utile ne sera accptée des gpéens tant que lesdits projets serviront de masques à l'identitarisme obsédant d'une minorité d'idéologues obsédés par l'augmentation de leurs pouvoir qu'ils utilisent déjà si mal LS. ).

Vtctorin Lureï, ex-ministre des Outre-mers, redevenu président du conseil régional, s'est entretenu récemment avec te prési­dent de la République, François Hollande, sur la fusion éventuelle du conseil régional et du conseil général, fl a surtout mis l'accent sur le fait qu'il était d'accord avec la mise en place d'une Collectivité unique, ( voir plus bas ce que dit réellement la-dessus le président Lurel LS ) si les dotations actuelles pour les deux con­seils étaient maintenues. Voilà l'évolution institutionnelle relancée. Rien ne s'oppose désormais à ce que le PGS soit élaboré et présenté avec le socle de gauche, les partis de droite et quelques nationalistes, le Parti communiste guadeloupéen compris (PCC). À moins quef déjà, il y ait deux camps bien distincts : le GUSR, la droite et les nationa­listes, contre la Fédération socialiste. ( bref! La cuisine politicienne LS ) Car, pour ce qui est du PGSf suivant ce qui avait été dit par Josette Borel-Lincertin lors de la présentation du rapport du groupe de pilotage enrichi au moment où elle assurait la présidence du conseil régional et concernant la résolution n° 3f il y est stipulé que « le choix de l'option insti­tutionnelle devrait s'inscrire dans le cadre du PGS finalisé, ( « finalisé! Oh que c'est beau la langue de bois ! ! LS ) que le Premier ministre sera saisi d'une demande de consultation populaire, dès lors que la majorité se sera dégagée sur une option institutionnelle, en Congrès, puis approuvée dans les mêmes termes par les assemblées délibérantes des conseils général et régional. »

Cette résolution rappelle aussi que la mise en place d'un référendum « doit se faire en respectant un mode d'emploi défini », En clair, II n 'y aura de demande d'évolution institutionnelle et de référendum que lorsqu'il y aura consensus entre les deux collectivités sur le choix de l'option institutionnelle. En sommes-nous déjà là ? Ces conditions sont-elles réunies ?

 

( III ) « Nous ne sommes pas très endettés : 221 millions d'euros »

Extraits d'une interview de M.VICTORIN LUREL, président du conseil régional ( Dans France-Antilles du 31 mai 2014 ).

 

( …... ) FA : Vous vous êtes exprimé sur l'évolution institutionnelle?

 

j'ai été étonné qu'on dise que j'ai changé d'avis, J'ai eu à dire que si je dois me prononcer sur révolution institution­nelle, ce sont les intérêts de la Guade­loupe qui doivent me conduire, qui doivent primer. ( Langue de bois!A-t-on jamais vu un politicien annoncer qu'il pourrait poursuivre une politique contraire aux intérêts de la Gpe? LS ) Je n'ai pas changé. J'ai émis des conditions à toute évolution, J'ai dit au président de la République qui s'apprêtait à faire une réforme territoriale sans la Guade­loupe et la Réunion, que je suis prêt à accepter cette réforme, dans le droit commun de la République, et quelles que soient les difficultés, même si je ne suis pas d'accord sur un certain nombre de choses. ( bien! Même si...LS ).

 

Que pourrait-iI se passer ?

 

En juillet, il y aura des discussions au Parlement,. J'y serai. Et notamment au Sénat. On en discutera et cela revien­dra soit devant l'Assemblée nationale, soit devant le Sénat, s'il y a un refus de l'opposition (UMP). Les deux assem­blées fusionneront Le conseil général, qui deviendra un conseil départemental, gardera des compétences d'aide sociale car la collectivité unique demanderait une réforme constitution­nelle qui n'est pas voulue par la droite. On fera une élection uniquement au conseil régional, avec des élus qui seront pointés exactement, comme cela a été tait pour choisir les conseillers communautaires. Des élus sur la liste régionale iraient gérer des compétences résiduelles du conseil général. Cela veut dire qu'on a une solution qui éviterait un référendum. Qu'avons nous voulu faire jusque-là ?

On a voulu nous distinguer, nous particulariser de la Métropole.

Mais pour le moment les Guadeloupéens n'en veulent pas. ( affirmatif ! LS ) .

Je ne suis pas pour une collectivité unique : la concentration du pouvoir

entier les mains d'un seul président. ( C'est bien. LS ) Je l'accepterais, si on répond aux besoins des Guadeloupéens. ( si on répond aux besoins? Mais qui déterminera ces besoins? Le peuple? Ses représentants, toujours désavoués sur les questions décisives? On aimerait que M. Lurel soit moins vague, qu'il ne satisfasse pas du flou « artistique » de la langue de bois politicienne. LS. )On peut le faire rapidement concernant

le transport collectif de personnes, la gestion de l'eau, la politique de la petite enfance (crèches, maisons maternelles et autres garderies), le très haut débit, l'insertion des jeunes, la lutte contre la violence : ça, c'est la transformation sociale. Donc oui pour la transformation sociale.

Pour la transformation institu­tionnelle, peut-être. ( Peut-être? Ah, toujours le flou, et le ménagement-politicien- des positions de repli inavouables. LS )

J'en discuterai avec tous les partis de la gauche, ma famille politique. Si elle veut m'imposer la seule transformation institutionnelle, la seule collectivité unique, ce sera "non". Si nous ne trouvons pas un accord, nous irons devant les électeurs, en mars ou en octobre. La gauche a toujours traité les questions de société par la question sociale et non par le prisme institutionnel, national ou nationaliste, etc.

Quel message souhaitez-vous adresser aux Guadeloupéens ?

Je leur dis qu'il ne faut pas désespérer. La Guadeloupe a des atouts. II y a des élus et des collectivités qui font leur travail.

 

Propos recueillis par N.G.

La réforme régionale et nous, les régions d''outre-mer.
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