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Publié par Edouard Boulogne

Sinclair/DSK : quel cinéma !

 

L'Europe est-elle sur sa fin? Sa décadence, palpable, est-elle inéluctable, définitive? Des lecteurs, peut-être m'estimeront trop pessimiste. En effet, diront-ils, l'Europe est encore sur ce petit cap de l'Asie, entre l'Oural et Brest ( mais n'est-ce pas un mirage? ) doté d'un héritage de fabuleuses richesses en tous genres, économiques, matérielles, architecturales, culturelles, où la vie, par comparaison avec ailleurs, est la moins précaire? N'est-ce pas ce périmètre, somme toute géographiquement restreint, qui attire, du monde entier des foules immigrantes fascinées par cet eldorado?

Certes! Et pourtant, s'il s'agissait d'une illusion? On y « vit » trop souvent comme ces touristes qui « font » le Louvre en une matinée, sans y rien gouter ou admirer au milieu d'oeuvres qui ont perdu tout sens, simplement parce que cela se fait, et figure dans le programme des agences de voyages pour public bourgeois. Le mode de vie actuel des européens ne laisse pas d'inquiéter. La transmission des valeurs ne s'effectue plus comme jadis. Les élites défaillent. Seules semble les intéresser l'argent, les valeurs matérielles, le pouvoir ( ou ses apparences ) pour le pouvoir, l'argent, la jouissance et la satisfaction immédiates des désirs, indépendamment de toute autre finalité.

Paul Valéry, perspicace entre tous avait analysé dès les années 30 de l'autre siècle, cet état d'esprit qu'il avait caractérisé ainsi : «  l'ordre pèse toujours à l'individu. Le désordre leur fait désirer la police ou la mort. Ce sont deux circonstances extrêmes où la nature humaine n'est pas à l'aise. L'époque tout agréable, il la trouve vers le commencement de la fin d'un système social. Les institutions tiennent encore, les vertus se sont toutes produites. Leur avenir est secrètement épuisé. C'est l'heure de la jouissance et de la consommation générale ».

Consommation, ou consomption?

Si je participais de cette vision crépusculaire, je ne consacrerais pas une minute de plus à l'élaboration de ce blog de résistance. Et nous sommes encore quelques milliers de « croyants » à partager, rien qu'en France, ce combat de rénovation et de résurrection auquel nous nous vouons, corps et âme.

Ce qui m'inspire cette réflexion, moins mélancolique qu'il n'y paraît, en fait tout à fait combative, ce sont toutefois les efforts accomplis, en une tout autre direction, par M. Dominique Strauss-Kahn, pour revenir « aux affaires ».

Car il y pense. Sinon pourquoi ce déploiement de conférences, économiques, et en tous genres auquel il s'adonne, depuis quelques semaines.

Et comment lui donner tort quand on pense que des sondages récents lui accordent 56 % de suffrages sur la probabilité d'un retour au pouvoir, devant Hollande, ce qui certes n'est pas difficile, mais aussi....devant Sarkozy, qui certes, n'est pas un modèle irréprochable, mais qui est toutefois d'une autre trempe.

Pour ma part, je n'y crois pas. Ces 56% souhaitent-ils le retour de DSK, où croient-ils à sa volonté de revenir au sommet de l'affiche? Ce n'est pas la même chose.

Ce qui est grave, c'est que le cynisme de l'ex mari d'Anne Sinclair est un trait de caractère assez largement partagé dans notre classe politique, à gauche, et à droite, hélas!

Je pense aussi, que France, et l'Europe ne se confondent pas avec le spectacle que nous offre les médias pourris qui dominent actuellement, et qu'une santé plus grande, et plus répandue qu'on ne croit, est au travail dans les profondeurs, qui se manifestera quand la crise, spirituelle, plus qu'économique et financière, aura atteint son paroxysme qui n'est pas encore atteint, et qu'il faudra choisir entre la fin définitive, et la renaissance.

Maurras avait raison de proclamer que « tout désespoir en politique est une sottise absolue ».

 

Le Scrutateur.

 

Sinclair/DSK : quel cinéma !


 

http://www.bvoltaire.fr/nicolasgauthier/sinclairdsk-quel-cinema,61456?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=1ee8073483-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-1ee8073483-22813017&mc_cid=1ee8073483&mc_eid=10beefac19


 

DSK et Sinclair, ou le monde à l’envers. Le premier, non content d’avoir laissé quelques traces intimes sur la moquette du Sofitel new-yorkais, fait désormais de même sur le tapis rouge de la Croisette, à Cannes. Rome n’est peut-être plus dans Rome ; mais Hollywood, elle sera toujours en Amérique. Film, il devait donc y avoir. Et film il y a, avec ce « biopic » tourné par Abel Ferrara.

Abel Ferrara, ce n’est pas n’importe qui. Il n’y avait que lui pour porter à l’écran les galipettes du « meilleur économiste de France », et surtout notre « Gégé » national pour donner corps pelliculaire à ce même Sardanapale mondialisé.

En ces colonnes, nous avions déjà fait état de la bande-annonce du bidule qui fâche, Welcome to New York, juste avant que cette dernière ne soit ôtée de la Toile. Aujourd’hui, après présentation parallèle à Cannes, l’objet du délit fait un carton en « VOD », faute de sortie classique sur les écrans d’autrefois. Et là, juste histoire de voir comment le monde est mal fait et de constater à quel point l’histoire peut être ironique, c’est Dominique Strauss-Kahn qui porte plainte et Anne Sinclair qui se refuse à le faire.

Passons vite sur le premier des protagonistes, poissé entre Sofitel ricain et Carlton lillois : c’est la vertu outragée ; un peu comme si l’abbé Pierre s’était fait choper dans une tournante ? Il y a de ça. Constitutionnellement, DSK a donc le droit de porter l’affaire en justice ; il nous reste au moins celui de rire sous cape, ou peignoir. Paradoxalement, celle qui serait en droit de faire procès ne le fait pas : Anne Sinclair a toujours eu de la classe et, à son âge, on ne se refait pas. Ainsi, sur la version française du Huffington Post, site Internet qu’elle dirige, ces quelques mots : « Je n’ai pas l’habitude, dans ces colonnes, de faire part de mes sentiments personnels. Mais comme le personnage de Simone dans le film “Welcome to New York” prétend me représenter, je veux seulement dire ici mon dégoût. Dégoût, d’un film où l’exhibition permanente du corps de Gérard Depardieu, présentée comme une audace, donne en fait le haut le coeur. Dégoût des dialogues minables et grotesques. Dégoût de la façon dont M. Ferrara représente les femmes, ce qui doit illustrer ses propres pulsions. Dégoût enfin et surtout du soi-disant face à face des deux personnages principaux, où les auteurs et producteurs du film projettent leurs fantasmes sur l’argent et les juifs. »

Nous y voilà. Et voilà surtout l’occasion de quelques mises au point. Certes, Anne Sinclair est juive et riche. Et alors ? Son grand-père fit fortune en tant que marchand de tableaux – il avait en tout cas plus de goût qu’un Pinault (même pas simple flic) et ce n’est pas lui qui aurait fait fructifier la carrière d’un Jeff Koons –, et alors ? Le père d’icelle fut un éminent résistant de la première heure, et alors ? On nous dit que par « antiracisme », Anne Sinclair s’est toujours refusée à recevoir Jean-Marie Le Pen dans son émission « Sept sur Sept ». Et alors ? Sauf que là, c’est faux. Car si l’ex-président du Front national ne fut jamais convié dans son rendez-vous du dimanche soir sur TF1, elle se rendit néanmoins chez lui, dans sa maison de La Trinité, pour son émission « Questions à domicile ». Et si elle était alors en froid avec Jean-Marie Le Pen, c’était pour un papier assez idiot, signé du défunt François Brigneau, publié dans les colonnes d’un journal lui aussi défunt, National Hebdo, celui du Front national, dans lequel la dame qui nous occupe était dépeinte comme une « pulpeuse charcutière casher » ; ce qui, on l’admettra, n’était pas du meilleur goût.

Pour le reste, du temps de ces belles années de TF1, l’un de ses meilleurs copains n’était autre que Patrick Richard, qui la filmait chaque dimanche sur « Sept sur Sept », et par ailleurs militant lepéniste revendiqué dans la maison Bouygues. « Il me fait rire et il est tellement mignon », avait-elle coutume de dire.

Bref, dans l’ex-couple Sinclair/DSK, on sait désormais qui est l’homme ; et, surtout, qui se comporte en tant que tel. Même si grande dame, à l’évidence ».


 


 

Anne Sinclair indignée par le film de Ferrara. On pourrait la comprendre. Mais par qui? Par Ferrara, ou par DSK?

Indignée, ou cynique absolue?

LS.

Sinclair/DSK : quel cinéma !
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Ch Etzol 22/05/2014 13:35

Athènes, Jérusalem et Rome :
j'ai compris ce que la colonisation romaine avait pu appporter à la France, d'équilibre, de mesure , d'organisation de l'espace et du temps... en contemplant pour la première fois à 17 ans, le Pont du Gard : partie la plus connue d'un aqueduc long de 50 km qui amenait l'eau de la Fontaine d'Eure à Uzès (Altitude 71,24 m) jusqu'à la rue de la Lampèze à Nîme (59,95 M). Malgré le faible dénivelé, le débit était de 1620 m³/h au moment de la construction.
Et pourtant d'une beauté : art et technique réconciliés, culture et civilisation , et modèle pour le siècle classique et le génie français

livia 22/05/2014 11:53

Je trouve que ce film, remettant en scène cette dégoûtante affaire, n'aurait pas du être tourné!
Nous avons les aventures de hollande à scooter, les crises à répétition de taubira...
Trop c'est trop!