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Publié par Edouard Boulogne

Un de nos lecteurs nous fait parvenir le texte ci-dessous en guise de complément au dossier sur l'esclavage ( http://www.lescrutateur.com/2014/05/abolition-de-l-esclavage-gaston-monnerville-parle-de-victor-schoelcher-et-de-felix-eboue-suivi-d-un-dossier-sur-la-question-de-l-esc ) que nous avons fait paraître il y a quelques jours.

En photographies ( cliquer sur les images pour les rendre lisibles ) , nous reproduisons la page 20 du premier volume des Mémoires de G. Monnerville, à laquelle fait allusion notre ami, et une page du livre de Frédéric Régent : La France et ses esclaves.

 

LS.

 

«  Il conviendrait de compléter le débat sur la réparation de l'esclavage sur 2 points, la"rançon" payée par Haïti(1) et la reconnaissance juridique de sa réparation (2):

 

 

1- Il n'existe pas de preuve concrète irréfutable et comptable du paiement par Haïti de  de" sa rançon". Cette indemnisation-rançon, qualifiée, comme t-elle, aujourd’hui, se situait dans le contexte du Milliard accordé par un gouvernement royaliste, aux immigrés spoliés par la révolution française. Ainsi que  d’une part la compensation de la perte d’une partie du territoire national et d’autre part les soutiens financiers accordés par l’Etat  aux colons ruinés et à leurs héritiers. Sans oublier l’effacement de leurs dettes  , gagées sur des biens et terres dont ils ne disposaient plus.Même si cette exigence financière a bien existé pour la reconnaissance, en 1826, de l’État Haïtien, elle n'a pu être intégralement honorée par Haïti....

Par la suite, en 1849, les commissions d’évaluation de l’indemnisation du décret du 24 novembre 1849, consécutif à l’abolition, ont fixé, le montant du rachat par esclave, en Franc Or (F.o),pour les autres propriétaires d'esclaves pour le financement de ce rachat par les contribuables de la République,  pour la Guadeloupe  à 469 F.o, la Martinique à 425,34 F.o ,la Guyane à 624,46 F.o et la Réunion à 711,59 . 

   Avec comme corolaire:

 

  2- Page 20 du tome 1 de ses mémoires, Gaston Monnerville (ed.Plon) retranscrit le décret d'abolition de 1848, qui reconnait juridiquement la  RÉPARATION du CRIME (sic) de l'esclavage,pour les affranchis et leurs héritiers "en leur donnant pour patrie, la France et pour héritage, tous les droits des citoyens français". En d'autres termes tant que les héritiers des affranchis ne bénéficieront pas de l'intégralité de leurs droits de citoyens, la France leur sera éternellement redevable. C'est la base de notre contrat social avec la République , ainsi que les articles fondamentaux de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen . Tout autre démarche signifie que les représentants élus des héritiers des affranchis souhaitent un solde de tout compte, à un prix de solde ou de gros, en renonçant à notre citoyenneté.  D'où l'importance, a contrario, de la symbolique de la libération, cette fois de la France, par Éboué et les descendants d’affranchis , notamment de la deuxième DB !!!  L.D ».

 

 

ESCLAVAGE : A propos de la polémique sur la REPARATION.
ESCLAVAGE : A propos de la polémique sur la REPARATION.
ESCLAVAGE : A propos de la polémique sur la REPARATION.
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