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Publié par Edouard Boulogne

L'article ci-dessous de Gilles-William Goldnadel est un révélateur de la subversion méthodique qui vise les fondations de notre civilisation, bien plus que la relation d'un banal fait divers.

Je vous demande de le lire attentivement, en relation avec les documents dont je l'illustre, et que je commente brièvement, juste après l'article.

Le Scrutateur ne se veut pas un simple blog, passe-temps de son auteur, et relation d'évènements plus ou moins saillants du point de vue de la société du spectacle.

Il voudrait être, sans trop distiller l'ennui, un instrument de résistance et de combat contre la dissolution des valeurs essentielles.

 

LS.

 

 

Une actrice iranienne s’est vue reprocher à Téhéran une bise faite à Cannes. Une journaliste de France 3 s’est faite embrasser de force sous les rires de Jack Lang.

Il existe chez l’idéologie vieillissante qui jette ses derniers feux d’artifice, une manière un peu schizophrénique d’appréhender les faits. Prenez le baiser. Il y en a, on le sait, toutes sortes, de celui du papillon à celui de Judas en finissant par celui qui tue. Pour l’idéologie sénile, c’est la même chose.

Voyez les artistes à Cannes. Toujours prêts à s’enflammer. Pour les intermittents du spectacle permanent, les mineurs grévistes ou délinquants ou les sans-papiers d’Arménie. Pour tout, sauf pour une somptueuse actrice iranienne coupable d’avoir baisé la joue rosie du délégué du Festival au grand dam de ces messieurs de Téhéran.

La malheureuse, sévèrement chapitrée, fut obligée de faire amende honorable. Pour toute réponse vigoureuse, M. Gilles Jacob se contenta d’avancer que c’était lui qui avait baisé la joue de la belle persane, dans le cadre d’une pratique dont il alléguait sans preuve mais bravement qu’elle serait courante en Occident. Et ceci «pour clore toute polémique» qu’il n’estimait pas devoir qualifier de stupide ou ridicule.

D’évidence, nos consciences cannoises sont plus molles que les mollahs.

Dimanche dernier, le 18 mai à la vingtième heure, le journal télévisé de TF1 diffusait un reportage intéressant consacré à un phénomène, paraît-il en recrudescence inquiétante, nommé «le harcèlement de rue».

Encore que je considérais secrètement en mon for très intime que les journalistes exagéraient un peu en amalgamant stupides boniments pour drague et gestes obscènes joints à des paroles du genre «salope ou pute», il n’en demeurait pas moins que les documents filmés et les témoignages étaient tristement édifiants. Une association a d’ailleurs été créée pour lutter contre cette forme de goujaterie violente.

Le lendemain lundi, je découvrais une vidéo qui pouvait me laisser douter de la légitimité de mon indignation dominicale. Il s’agissait cette fois d’un reportage de notre troisième chaîne de service public dont on sait le caractère vétilleux en matière de respect des droits de la femme, en conformité avec son cahier des charges naturel. On y voyait pourtant en direct un reportage au Palais de Tokyo dans le cadre de «la nuit des musées» destinée ici à «s’ouvrir à toutes les richesses de la banlieue». Alors que l’excellente Dominique Poncet allait débuter son intervention, elle fut interrompue par un turbulent membre d’une association d’improvisation dénommée «la banlieue aux mille visages» qui entreprit à sa grande surprise de l’embrasser sur la bouche de force. Pendant ce temps, d’autres membres associatifs et torses nus improvisaient quelques danses à la chorégraphie improbable autour de la malheureuse. Étrangement, sur le plateau FR3, le bref désarroi de la journaliste n’était pas partagé avec une indignation confraternelle: le présentateur osait un: «c’est ça aussi la culture, on peut sourire» à Jack Lang son invité, président de l’Institut du Monde Arabe, hilare, qui lui répondait: «c’est plutôt drôle». ( Une actrice iranienne s’est vue reprocher à Téhéran une bise faite à Cannes. Une journaliste de France 3 s’est faite embrasser de force sous les rires de Jack Lang.

Il existe chez l’idéologie vieillissante qui jette ses derniers feux d’artifice, une manière un peu schizophrénique d’appréhender les faits. Prenez le baiser. Il y en a, on le sait, toutes sortes, de celui du papillon à celui de Judas en finissant par celui qui tue. Pour l’idéologie sénile, c’est la même chose.

Voyez les artistes à Cannes. Toujours prêts à s’enflammer. Pour les intermittents du spectacle permanent, les mineurs grévistes ou délinquants ou les sans-papiers d’Arménie. Pour tout, sauf pour une somptueuse actrice iranienne coupable d’avoir baisé la joue rosie du délégué du Festival au grand dam de ces messieurs de Téhéran.

La malheureuse, sévèrement chapitrée, fut obligée de faire amende honorable. Pour toute réponse vigoureuse, M. Gilles Jacob se contenta d’avancer que c’était lui qui avait baisé la joue de la belle persane, dans le cadre d’une pratique dont il alléguait sans preuve mais bravement qu’elle serait courante en Occident. Et ceci «pour clore toute polémique» qu’il n’estimait pas devoir qualifier de stupide ou ridicule.

D’évidence, nos consciences cannoises sont plus molles que les mollahs.

Dimanche dernier, le 18 mai à la vingtième heure, le journal télévisé de TF1 diffusait un reportage intéressant consacré à un phénomène, paraît-il en recrudescence inquiétante, nommé «le harcèlement de rue».

Encore que je considérais secrètement en mon for très intime que les journalistes exagéraient un peu en amalgamant stupides boniments pour drague et gestes obscènes joints à des paroles du genre «salope ou pute», il n’en demeurait pas moins que les documents filmés et les témoignages étaient tristement édifiants. Une association a d’ailleurs été créée pour lutter contre cette forme de goujaterie violente.

Le lendemain lundi, je découvrais une vidéo qui pouvait me laisser douter de la légitimité de mon indignation dominicale. Il s’agissait cette fois d’un reportage de notre troisième chaîne de service public dont on sait le caractère vétilleux en matière de respect des droits de la femme, en conformité avec son cahier des charges naturel. On y voyait pourtant en direct un reportage au Palais de Tokyo dans le cadre de «la nuit des musées» destinée ici à «s’ouvrir à toutes les richesses de la banlieue». Alors que l’excellente Dominique Poncet allait débuter son intervention, elle fut interrompue par un turbulent membre d’une association d’improvisation dénommée «la banlieue aux mille visages» qui entreprit à sa grande surprise de l’embrasser sur la bouche de force. Pendant ce temps, d’autres membres associatifs et torses nus improvisaient quelques danses à la chorégraphie improbable autour de la malheureuse. Étrangement, sur le plateau FR3, le bref désarroi de la journaliste n’était pas partagé avec une indignation confraternelle: le présentateur osait un: «c’est ça aussi la culture, on peut sourire» à Jack Lang son invité, président de l’Institut du Monde Arabe, hilare, qui lui répondait: «c’est plutôt drôle». ( http://video.lefigaro.fr/figaro/video/une-journaliste-embrassee-en-plein-duplex-sur-france-3/3573583900001/ ).

À leur unisson empathique, un journaliste sur Rue89 confessait: «j’ai souri, c’est finalement la loi de la petite troupe qui l’emporte: la journaliste est intégrée à son corps défendant dans l’improvisation survoltée».

Cet article vous a intéressé ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois
par jour en fin d’après-midi.

Pourtant, lorsqu’en octobre 2013, Guillaume Pley, animateur sur radio Energie osa une vidéo humoristique intitulée «comment choper une fille en trois questions» dans laquelle il montrait comment embrasser par surprise une personne de sexe féminin, il fut fermement réprimandé par Mme Vallaud-Belkacem: «en termes d’éducation au respect entre les sexes et d’éducation à la sexualité, on ne peut pas dire que ce type de vidéo véhicule les valeurs auxquelles nous somment attachées.»

Étrangement, la ministre féministe n’a pas morigéné ainsi les banlieusards aux mille visages.
Afin de ne pas rire ou grogner à contretemps fâcheux, je serais très reconnaissant envers nos féministes hexagonales et leurs dociles compagnons de m’indiquer leurs critères précis d’indignation ou d’hilarité sélectives en matière de baisers volés.

Il en est de même pour les baisers exhibés. En matière de sexualité, la période est également schizophrène. Un jour, il faut protéger nos enfants. Le lendemain, tout est permis. Je n’ai pas la réputation d’être particulièrement bégueule, mais ici encore je flaire l’idéologie à géométrie invariable.

C’est ainsi que cette semaine, plusieurs sites se sont irrités de voir montrer sur une immense affiche photographique posée sur un mur du quartier de la République un couple d’hommes allongés en train de s’embrasser voluptueusement. L’un des deux hommes, au corps magnifiquement sculpté, est nu. Cette photo géante s’intègre au milieu d’autres «couples de la République», tous du même sexe, dans le cadre «de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie» soutenue par la mairie de Paris.

Quel est donc l’intérêt de cette photo, sinon le plaisir de vouloir choquer quelques parents aussitôt transformés en passants grincheux et pourquoi pas homophobes, coupables de regards obliques à l’égard d’amoureux qui se bécotent sur les murs publics, murs publics?

Et, ici encore, je spéculerai volontiers sans grand risque, qu’une immense photo d’un couple hétérosexuel en train de s’éprendre dans les mêmes conditions n’aurait peut-être pas été livrée aussi librement à la vue des mineurs.

Pour donner quelque crédit à ma spéculation, me vient à l’esprit une réalisation cinématographique américaine à laquelle j’avais fait un sort dans d’autres colonnes il y a quelques temps. Nous sommes aux alentours de onze heures du soir. Je tombe par hasard sur un film proposé par la chaîne Arte, dont on sait qu’elle est censée être au service du public et non cryptée. Je constate avec surprise qu’un homme est en train d’en sodomiser un autre au moyen d’un pénis en érection parfaitement visible. Quelques instants plus tard, un troisième larron, également de sexe masculin, entreprend, avec une souplesse que mon esprit sportif ne peut que saluer, de pratiquer par contorsion acrobatique une fellation sur sa propre personne. Avec succès, puisque l’on voit clairement le liquide séminal s’écouler, lentement, de son sexe assouvi à sa bouche entrouverte. Je pense que l’on pourrait m’accorder qu’un mineur peut se trouver également à 23 heures, et sans surveillance devant une chaîne généraliste non cryptée. Je suppute également qu’Arte n’aurait pas diffusé le même spectacle à caractère pornographique s’il avait concerné des hétérosexuels. Je me dois également de préciser, pour la compréhension de l’incompréhensible, que l’œuvre était émaillée d’un galimatias politico-intellectuel progressiste et abscons tendance Wilhelm Reich, censé sans doute servir d’alibi moral et culturel.

J’avoue, toute honte bue, que j’aurais été gêné de regarder de semblables «french kiss» à côté de l’un de mes enfants, même majeurs. Dès lors je me place devant une alternative aussi ingrate que les temps que nous vivons: soit je suis un ringard homophobe, soit l’idéologie xénophile et homophile moribonde n’a définitivement pas fini de nous pourrir la vie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro.

 

À leur unisson empathique, un journaliste sur Rue89 confessait: «j’ai souri, c’est finalement la loi de la petite troupe qui l’emporte: la journaliste est intégrée à son corps défendant dans l’improvisation survoltée».

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Pourtant, lorsqu’en octobre 2013, Guillaume Pley, animateur sur radio Energie osa une vidéo humoristique intitulée «comment choper une fille en trois questions» dans laquelle il montrait comment embrasser par surprise une personne de sexe féminin, il fut fermement réprimandé par Mme Vallaud-Belkacem: «en termes d’éducation au respect entre les sexes et d’éducation à la sexualité, on ne peut pas dire que ce type de vidéo véhicule les valeurs auxquelles nous somment attachées.»

Étrangement, la ministre féministe n’a pas morigéné ainsi les banlieusards aux mille visages.
Afin de ne pas rire ou grogner à contretemps fâcheux, je serais très reconnaissant envers nos féministes hexagonales et leurs dociles compagnons de m’indiquer leurs critères précis d’indignation ou d’hilarité sélectives en matière de baisers volés.

Il en est de même pour les baisers exhibés. En matière de sexualité, la période est également schizophrène. Un jour, il faut protéger nos enfants. Le lendemain, tout est permis. Je n’ai pas la réputation d’être particulièrement bégueule, mais ici encore je flaire l’idéologie à géométrie invariable.

C’est ainsi que cette semaine, plusieurs sites se sont irrités de voir montrer sur une immense affiche photographique posée sur un mur du quartier de la République un couple d’hommes allongés en train de s’embrasser voluptueusement. L’un des deux hommes, au corps magnifiquement sculpté, est nu. Cette photo géante s’intègre au milieu d’autres «couples de la République», tous du même sexe, dans le cadre «de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie» soutenue par la mairie de Paris.

Quel est donc l’intérêt de cette photo, sinon le plaisir de vouloir choquer quelques parents aussitôt transformés en passants grincheux et pourquoi pas homophobes, coupables de regards obliques à l’égard d’amoureux qui se bécotent sur les murs publics, murs publics?

Et, ici encore, je spéculerai volontiers sans grand risque, qu’une immense photo d’un couple hétérosexuel en train de s’éprendre dans les mêmes conditions n’aurait peut-être pas été livrée aussi librement à la vue des mineurs.

Pour donner quelque crédit à ma spéculation, me vient à l’esprit une réalisation cinématographique américaine à laquelle j’avais fait un sort dans d’autres colonnes il y a quelques temps. Nous sommes aux alentours de onze heures du soir. Je tombe par hasard sur un film proposé par la chaîne Arte, dont on sait qu’elle est censée être au service du public et non cryptée. Je constate avec surprise qu’un homme est en train d’en sodomiser un autre au moyen d’un pénis en érection parfaitement visible. Quelques instants plus tard, un troisième larron, également de sexe masculin, entreprend, avec une souplesse que mon esprit sportif ne peut que saluer, de pratiquer par contorsion acrobatique une fellation sur sa propre personne. Avec succès, puisque l’on voit clairement le liquide séminal s’écouler, lentement, de son sexe assouvi à sa bouche entrouverte. Je pense que l’on pourrait m’accorder qu’un mineur peut se trouver également à 23 heures, et sans surveillance devant une chaîne généraliste non cryptée. Je suppute également qu’Arte n’aurait pas diffusé le même spectacle à caractère pornographique s’il avait concerné des hétérosexuels. Je me dois également de préciser, pour la compréhension de l’incompréhensible, que l’œuvre était émaillée d’un galimatias politico-intellectuel progressiste et abscons tendance Wilhelm Reich, censé sans doute servir d’alibi moral et culturel.

J’avoue, toute honte bue, que j’aurais été gêné de regarder de semblables «french kiss» à côté de l’un de mes enfants, même majeurs. Dès lors je me place devant une alternative aussi ingrate que les temps que nous vivons: soit je suis un ringard homophobe, soit l’idéologie xénophile et homophile moribonde n’a définitivement pas fini de nous pourrir la vie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro. ( http://www.dreuz.info/2014/05/bise-volee-a-cannes-journaliste-embrassee-de-force-le-requisitoire-de-goldnadel/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29 ).

 

 

Commentaire des photos :

 

( III ) Les Gangs de filles ( en Guadeloupe ).

 

Cet article ( le phénomène qu'il décrit n'est pas propre à la Guadeloupe, loin de là ! ), est extrait du N° du 02 au 08 mai 2014, de l'hebdomadaire Le Courrier de Guadeloupe dont le morceau de bravoure était consacré aux Gangs féminins, dans notre île.

Je le retiens à la suite de l'article de M. Goldnadel, en l'évaluant moins comme un phénomène secondaire et passager, que comme un symptôme et une conséquence d'une idéologie, engendrée, parfois même peut-être à leur insu, par ceux, financiers internationaux qui ne s'intéressent qu'au fric, pseudos intellectuels qui ont rompu les amarres avec les plus grands messages de l'humanité ( au premier rang desquels le ...Christianisme ), et qui se prennent pour des lumières, dès lors qu'ils détruisent ( « déconstruisent « , disent-ils ! ) ce qu'il y a de plus sacré aux yeux des êtres humains.

J'y reviendrai un peu plus bas, dans le commentaire de la quatrième photo.

Pour l'instant, lisons ce que nous dit Priscilla Romain dans le n° du Courrier de Guadeloupe que j'ai évoqué. .

 

( IV ) Le document qui suit est la photographie de deux pages du roman de Dostoïevski Les possédés. J'ai lu ce roman d'abord en 1961. Je l'ai relu depuis lors deux fois, avec la même passion, et un profit, intellectuel et spirituel, chaque fois plus grand. Je m'apprête à le relire une quatrième fois dans une nouvelle traduction Les Démons, ( photo ) d'abord pour comparer les traductions, et dans l'espoir d'une traduction ( du russe ) encore meilleure, mais aussi, parce que je considère ce livre comme un diagnostic sans égal de la crise de civilisation qui nous ronge. Sans doute, selon les apparences, il y a d'énormes différences entre la Russie du XIX ème siècle finissant où se déroule l'action, et la France où la Guadeloupe de 2014. Mais pour un bon lecteur la transposition est assez facile. Je pourrais aisément mettre des noms de contemporains ( intellectuels, politiciens, etc ) sur les personnages de l'oeuvre dostoïevkienne ( Kirilov, Stravoguine, et les Verkhovenski, père et fils ).

Dans le passage que j'ai choisi de citer, Pierre Verkhovenski, le fils, participe à une réunion ( nous dirions aujourd'hui de « cellule » ) entre militants révolutionnaires, préparant ce qui va instaurer quelques 40 ans plus tard la révolution russe, et le communisme ( plus de 60 millions de morts, et des dégâts collatéraux qui sont loin d'avoir disparu plus de 20 ans après la chute de l'Union soviétique ). Ce nihiliste ( j'analyse le nihilisme dans mon livre Libres paroles. Mais Ionesco le caractérise assez bien quand il écrit dans ses Carnets : «  « Lorsque l’homme ne se préoccupe pas du problème des fins dernières, lorsque seuls l’intéresse le destin d’une nation politique, de l’économie, lorsque les grands problèmes métaphysiques ne font plus souffrir, laissent indifférents, l’humanité est dégradée, elle devient bestiale ».
Nous nous retrouvons en pleine actualité, non sans lien avec la triste réalité du monde occidental actuel, et avec, entre autres choses, les « gangs de filles » dont parle le Courrier de Guadeloupe.

 

( V ) La nouvelle traduction des Possédés. Sous le titre Les Démons. 

 

( VI ) En exergue à son roman, Dostoïevski place deux citations. L'une de Pouckhine, l'autre de l'Evangile selon St-Luc. 

 

Pour lire les photos : les agrandir en cliquant dessus. 

Ces faits divers qui révèlent la pourriture programmée de notre société.
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Disident 28/05/2014 12:55

http://h16free.com/2014/05/28/31349-faire-mentir-les-chiffres

(…)

Dernière invention en date : modifier le périmètre de ce qui rentre dans ce calcul de PIB pour y faire figurer les transactions issues des activités illicites comme le travail au noir, la vente de drogue, la prostitution et les activités mafieuses.

Et si, pour le moment, la France ne s’est pas encore alignée avec certains pays, l’Italie, en revanche, montre la voie : suite à un nouvel alinéa introduit par Eurostat, les calculs de PIB doivent tenir compte des activités économiques illégales tant que les parties prenantes sont consentantes dans la transaction incorporée au calcul.

L’Italie ne fait donc pas preuve d’initiative imaginative parfaitement rocambolesque, mais se contente d’appliquer les textes, trop contente qu’elle est de voir ainsi sa croissance rehaussée de plusieurs points par le commerce dynamique de Cosa Nostra, Calabre ou d’autres.

(…)
http://www.challenges.fr/economie/20140523.CHA4200/pib-drogue-et-prostitution-l-italie-joue-le-profit-la-france-la-vertu.html
(…)
Matteo Renzi, le Premier ministre italien, peut dire merci aux pontes de la mafia pour la prospérité d'une partie non négligeable de leurs activités économiques... On pourrait croire à une blague, mais l'affaire est très sérieuse.
(…)
Pour justifier l'incorporation de l'économie souterraine dans le calcul de la richesse produite, le fisc italien se réfère à un alinéa d'ESA 2010.

Ce texte, rédigé par Eurostat (l'agence en charge des statistiques de l'UE) définit les nouvelles normes comptables européennes.

Elles rentreront en vigueur en septembre 2014.

(…)