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Publié par Edouard Boulogne

C'est en découvrant cette photographie de la grande salle de l'opéra de Bucarest, en Roumanie, que j'ai eu le désir irrépressible de vous turlupiner de mon goût, à la limite de la déraison, pour l'opéra.

Turlupiner? Peut-être. Car, ici, aux Antilles nous ne connaissons pas trop cet art royal. Tout simplement parce que l'on ne nous y a pas initié. Je ne parle pas souvent du KA, ou du Zouk. Non parce que je n'aime pas ces genres musicaux, mais parce que nous en sommes abreuvés, que c'est la forme de musique la plus populaire chez nous. Mais le monde musical ( et d'ailleurs le monde, tout simplement ) ne se borne pas aux rivages de nos îles. Tout comme en littérature, peinture ou philosophie, je donne raison à Montaigne quand il dit «  qu'il faut limer sa cervelle contre celle d'autrui.

Moi, j'ai eu la chance d'avoir eu un grand père ( maternel ) qui, tout inspecteur agricole qu'il était, était aussi un fan d'opéra. Nous en écoutions des airs, quelquefois, lui et moi, le soir, dans la vieille maison de Sainte Marthe, qui reste pour moi la maison de l'initiation. Les vieux disques tournaient sur un vieux phonographe d'autrefois, et les voix divines s'élevaient au milieu des crachotements multiples, que l'on retrouve encore en certains enregistrements d'époque sur YouTube. Ils ne m'incommodent pas, car ils me rajeunissent.

La photographie, donc, de l'opéra de Bucarest, m'a incité à vous communiquer un air de l'opéra d'Adolphe ADAM : Le postillon de Lonjumeau.

Ce n'est certes pas un des « grands » opéras du répertoire, mais il comporte un air remarquable, qui exige du chanteur requis pour la tessiture du ténor, une vigueur, une force, et une virtuosité sans pareille. Je les ai découverts ( l'air et la ténor ) en 1956 ( eh oui ! ). Nicolaï Gedda était ce ténor, que j'ai retrouvé souvent par la suite ( dans le Faust de Gounod, par exemple ) et qui est une des plus grandes figures du chant que je connaisse. Et je le préfère même au très connu Pavarotti. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolai_Gedda ).

Je vous suggère, donc, d'écouter cet air du Postillon, par Gedda. Vous y découvrirez la virtuosité pure, et quelques contre ut tout-à-fait remarquables ( contre-ut : note très él

Note très haute, très aigüe, à la limite des possibilités vocales, mais qui, même quand il s'agit d'un cri de douleur, de plaisir, d'amour, de colère ou de haine, n'est pas discordante, quand il s'agit d'un vrai chanteur ( ou chanteuse ) mais une oeuvre d'art. Ou comme dit le dictionnaire Robert « Note plus élevée d'une octave que l'ut supérieur du registre normal » ).

J'espère donc ne vous avoir pas trop turlupiné, mais peut-être surpris agréablement, et, qui sait, instruit.

 

Le Scrutateur.

 

L'air du Postillon de Lonjumeau, par Nicolaï Gedda : ( Il faudrait pour apprécier pleinement cette voix, faire l'acquisition du disque, et l'écouter au moyen d'une enceinte plus remarquable que celle dont nous disposons généralement au moyen de nos ordinateurs. Tel quel, c'est déjà...acceptable ! ).

 

https://www.youtube.com/watch?v=WUBNwORdR9E

 

( I ) La grande salle de l'opéra de Bucarest. ( II ) Le vieux grand père, mélomane. ( III ) La maison de Sainte-Marthe, celle de l'initiation.
( I ) La grande salle de l'opéra de Bucarest. ( II ) Le vieux grand père, mélomane. ( III ) La maison de Sainte-Marthe, celle de l'initiation.
( I ) La grande salle de l'opéra de Bucarest. ( II ) Le vieux grand père, mélomane. ( III ) La maison de Sainte-Marthe, celle de l'initiation.
( I ) La grande salle de l'opéra de Bucarest. ( II ) Le vieux grand père, mélomane. ( III ) La maison de Sainte-Marthe, celle de l'initiation.

( I ) La grande salle de l'opéra de Bucarest. ( II ) Le vieux grand père, mélomane. ( III ) La maison de Sainte-Marthe, celle de l'initiation.

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livia 17/04/2014 19:07

Je n'ai pas été turlupinée par cet article, au contraire cela nous change des éternels politiques qui encombrent tant nos espaces publiques!
La maison coloniale est elle aussi magnifique, nous avons des nostalgies de nos enfances qui nous ramènent souvent là où nous avons été si heureux, moi, c'est Bellevue (qui n'avait aucune vue), à l'Anse Bertrand, cette si belle maison qui sentait la campêche mêlé aux arômes sucrés de la distillerie, et à l'iode de la mer si proche! Un rêve...