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Publié par Edouard Boulogne

Pardonnez moi ma petite provocation, ce soir ( 16/04/2014 ).

Si je demande pardon, c'est surtout à mes amies du sexe anciennement « faible », expression, qui, probablement, a toujours été mensongère. Je l'illustre d'un rire « sardonique », qui me paraît convenir à merveille aux textes qui suivent ( même si tout le monde ne sera pas d'accord pour appliquer l'adjectif merveilleux aux « épouvantables » propos machistes, de Frédéric Dard, plus connu sous le nom de sa création littéraire c'est-à-dire du commissaire San Antonio. ) Je dis ça, parce que j'aime bien Frédéric Dard, et que j'aimerais canaliser, d'avance, tout projet de vengeance contre lui sur sa créature, qui étant littéraire ne court pas, elle, de bien grands risques.

D'ailleurs, aux demoiselles, et dames qui liront ces lignes, ( et aussi aux messieurs. Mais là, je serais bien étonné de ne recevoir pas une approbation large et massive, digne d'un vote dans le GGRRRRAAANNNND CUBA de la grande époque de l'immaculé FIDEL C ), aux dames donc, je dirai, dans ma plaidoirie, qu'elles auraient grand tort d'en vouloir au San Antonio de Frédéric, car San Antonio, était une créature d'une autre époque, où, laissons à part les brutes ( qui ont toujours existé, et dans les deux sexes, du temps de la diversité vraie, celui où il y avait deux sexes ) les messieurs passaient beaucoup de temps à taquiner les dames ( et damoiselles ), à les charrier, à les blaguer, mystifier, endêver, chambrer, parce qu'au fond, il les aimaient bien, et même beaucoup, et pas seulement, peut-être, en position horizontale!

Il n'est pas certain que, mesdames, et damoiselles, vous gagniez tellement à vous soumettre au terrorisme féministe, si ennemi de la féminité, sauf peut-être quand il s'attache à déviriliser les San Antonio actuels, si une telle antinomie est possible.

Do you understand me?

J'ai vu, à la télé, il y a quelques jours, un spectacle terrifiant. Une « dame » du nouveau gouvernement s'escrimait à la tribune. Dans sa vie ante ministérielle, elle avait fait partie d'un comité de lutte féministe. Et, oserais-je? Mais cela se voyait.

Un député, d'âge antonionesque ( la soixantaine épanouie ) posa la question à son voisin : «  qui c'est cette nana? ». Et la nana de s'interrompre, toute trémulante sous l'insulte, et de s'adresser, impudemment, au député imprudent, pour en exiger les excuses, et d'interpeler les scribes du Parlement: «  Je veux que ses propos figurent au Journal Officiel, pour qu'ils le stigmatisent devant la nation tout entière », etc, etc.

Ô tempora, Ô mores! 

Donc, je crois que les lectrices du scrutateur, qui ont gardé l'esprit libre, et le sens du ridicule, ne seront pas choquées de ma petite anthologie de textes antonionesques, témoignage d'un temps où les femmes, non seulement appréçiaient les paradoxes d'un Sacha Guitry sur le beau sexe, comme on disait, mais les grivoiserie mêmes d'un Frédéric Dard, et s'en repaissaient, le sourire aux lèvres, y répondaient, quand elles pouvaient, de mots piquants, légers, rapides, aiguisés comme des flèches, et, dans les meilleurs des cas portant la marque de leur...féminité.

Refusons donc, chères amies ( et amis ) le terrorisme à la mode, qui tend à rien moins, sous prétexte d'égalité ( idéologie, tu nous tueras! ), à standardiser les formes naturelles, en les soumettant au moule uniformisant que l'on sait.

Au nom de l'idéologie, vous verrez que bientôt le ministère de « l'éducation » ( sic ), interdira la lecture de La Bruyère et de ses Caractères, de madame de la Fayette, de Melle de Scudéry, de Balzac et de Sthendal de Jean d'Ormesson, et bien sûr, ( avec beaucoup d'autres ) de Frédéric Dard.

Je vous en livre un ou deux textes. Je pense que vous en apprécierez l'humour dru, même un peu scatologique parfois, mais tellement plus sain que les préciosités palotes des petits marquis parisiens anémiques, et des épaisses nigaudes des mêmes boutiques, ces nouvelles amazones, aussi plates ( fâcheux pour une amazone ) que revêches et laides.

 

Le Scrutateur.

 

Très courte anthologie Antonionesque, incongrue et parfois...scatologique :

 

1 ) « Si vous criez « bougre de con »! dans la rue, tout le monde se retourne ».

 

2 ) « Il y a des mecs qui raffolent de l'odeur de la langouste et qui pourtant utilisent leur rince-doigts ».

 

3 ) «  Alors, tu l'as baisée, la petite blonde?

  • Elle n'a pas voulu !

  • Je t'avais prévenu que c'était une salope! « 

 

  1. « Lorqu'un amant n'est plus à louer, c'est sa partenaire qui le devient ».

 

  1. Être en érection : avoir la sentinelle sur le qui-vive, interpréter l'hallebardier, se mettre au beau fixe, mettre baïonnette au canon, avoir le chauve à col roulé qui bombe le torse, faire bravo de la marionnette, faire caracoler coquette en tête de peloton, faire le beau, hisser le grand foc ».

 

6 ) «  La plupart des hommes se font leur épouse en se persuadant que c'est Catherine Deneuve, et tout le monde en profite...sauf Catherine Deneuve ».

 

7 ) « Ejaculer: aller à dame, lâcher son lest, jeter l'éponge, mettre le compteur à zéro, faire un lâcher de ballons, larguer le dernier étage de la fusée, asperger le persil, déballer son yaourt, se déblayer le surplus, débouler des rognons, se désembrumer Popaul, se détartrer le glandulaire, déterger la bouche à incendie, écumer le potage, émettre un bon du trésor, s'essorer l'intime, s'étancher les glandes, faire éternuer le chauve à col roulé, éternuer sa cervelle, procéder à un lan­cer franc, régler ses arriérés, sortir son train d'atterrissage. ».

 

Eh bien voilà! J'en ai quelques bonnes autres, notées au fil des lectures, et des années. Mais les yeux du scrutateur sont fatigués, et il faut aller voir l'actualité à le TV. Ce qu'elle veut nous montrer de l'actualité.

An nou rété veyatifs!

 

 

Petite provocation, antonionesque, érotique, et scatologique, en défense du nouveau « sexe faible ».
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Bonjour Mademoiselle 26/07/2014 11:04

San Antonio ce héros, merci pour toutes ces perles !

Ch Etzol 17/04/2014 10:19

Cher Monsieur ...et Ami,
Pas un jour sans une ligne ?

Une réponse ,parmi d'autres sans doute connues de vous, mais certainement plus distinguée et agréable (ne vous en déplaise) à une oreille de femme plutôt que "FAIT MEN", de Monsieur Sacha Guitry dont la fréquentation du beau sexe parait difficilement contestable :
"Je l'ai dit, je le dis, et je le répète: les femmes, je suis contre... tout contre. Pourquoi?
Parce qu'il faut garder ses amis près de soi et ses ennemis encore plus. Les femmes ont été mes meilleures ennemies, les plus implacables et les plus adorables. Je ne peux m'en passer car la femme est une drogue des plus violentes et des plus coûteuses. Mais elles sont tellement adorables, charmantes et désirables, du moins celles qui vous les font regretter après, que l'homme, ce grand enfant malhabile et faible, je parle pour l'homme en général, il existe heureusement des exceptions, ne peut être que contre elles, tout contre elles, et prier le ciel d'y rester toujours."

Certes, nulle crainte chez M. Guitry d'autocensure : chaque femme ne pourra que reconnaître humblement avoir appris beaucoup des grands enfants malhabiles et faibles; davantage encore des heureuses exceptions de l'éternel masculin !
Mais puisqu'elles sont adorables,donc déesses et qu'on prie le ciel de n'en être pas séparé...
le pardon peut être accordé..

Ange adorable - Ma main coupable
profane en l'osant toucher,
La main divine - Dont j'imagine
que nul n'a droit d'approcher...
Que les heureuses exceptions pardonnent si la mémoire me fait défaut,
Il me semble que cette douce musique est de Charles Gounod