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Publié par Edouard Boulogne

Je possède quelques archives. Certaines sont le fruit de mes activités journalistiques ( et politiques ) depuis quelques décennies. Certaines ont une charge dissuasive. Mais comme l'arme nucléaire il ne faut pas publier ce genre de choses, sauf si on y est contraint.

Beaucoup d'autres en revanche sont parfaitement, et sans inconvénients, communicables au public. Si je dois rédiger un jour des Souvenirs, comme des amis m'y incitent, elles me fourniront de la matière.

Mais l'idée ne m'excite guère. Des « souvenirs » quand il y a tant à faire, dans le présent, pour préserver les êtres que l'on aime,  - et la Guadeloupe, et la France, -  des périls dont les menacent les furieux ( souvent inconscients ) qui président au lent délitement de nos sociétés. Nous verrons.

Une autre part de mes archives est d'origine familiale. Toute une bigarrure de textes, d'images, d'importance très inégale, mais qui ne manquent pas d'intérêt, ou en tout cas, souvent de charme.

C'est un de ces documents que je vous communique, ce soir, et qui, sauf séisme planétaire, sera le seul article de ce jour du 1er mai.

Il s'agit d'un texte publié dans L'Echo de la Reine dans les années 1920.

L'Echo de la Reine était alors le journal de l'Evêché en Guadeloupe.

L'auteur de l'article était M. G. Lative, dont je ne sais s'il fut le père, ( ou un parent ) de Joseph Lative, un avocat de la génération de mon père, que j'ai un peu connu.

J'aurais voulu vous livrer cet article, convenablement numérisé, et présenté, à l'instar de la plupart des publications du Scrutateur.

Hélas! L'état un peu délabré du document, la typographie particulière, et les artifices de présentation de l'époque ont rendu la tâche difficile.

Je l'avoue, j'ai reculé devant la corvée de retaper tout l'article en ce mercredi soir, et je me suis résigné à photographier les textes et à vous les offrir en images ( voir donc les images en bas de page ).

J'ai calé donc devant une corvée, et, par la même occasion, j'ai admiré, rétrospectivement, les moines copistes et enlumineurs du moyen-âge ( vous savez, ce moyen-âge que des ostrogoths qualifient volontiers d'obscurantiste ) qui, à la main, et du pinceau, copiaient et recopiaient, pour les temps futurs, et donc aussi, pour le nôtre, les chefs d'oeuvre de l'antiquité, qui auraient tous disparu sous la double action corrosive du temps ( Oooh! Avec le temps, va!!! ) et des barbares qui sont de tous les temps, hélas! ( Mais parfois tout sourire, comme ceux qui nous empoisonnent de discours frelatés en tout temps et en tous lieux ).

Vous pourrez donc lire le texte de M. Lative, et regarder aussi les photographies que j'ai faites le samedi 26 avril du Fort, dans son état actuel.

J'ai été de ceux qui, vers 1958, ont redécouvert Fleur de l'Epée, qui, alors, était dans l'état même, sinon pire, que celui décrit par M. G. Lative.

Ce sont les Scouts de France qui, en ces années là, à l'aube des sixties, défrichèrent le monument militaire, le rappelèrent à la mémoires « des autorités », et sauvèrent ainsi cet élément du patrimoine.

M. Lative parle notamment de la légende des souterrains qui auraient permis de rejoindre la mer, quelques cent mètres plus bas.

J'étais encore, à l'époque, friand de ces romans et bandes dessinées qui commencent, tous et toutes, par ces titres : Le Mystère de..., le secret du château X, le Trésor du Cimetière de..., etc.

Aussi m'arriva-t-il de rêver que j'avais découvert l'entrée ( dérobée, évidemment ) du fameux souterrain, que je m'y acheminais, que j'aboutissais à une impasse, que je ne pouvais faire marche arrière, etc. Pourquoi souriez-vous? Aaah ! Vous aussi!

Je n'en dirai pas plus. De là à ce qu'un psychanalyste amateur me prenne dans son collimateur, et n'analyse mes fantasmes juvéniles, et mon compte serait bon.

Bonne lecture, chers amis, et pardonnez moi ma paresse.

 

Le Scrutateur.

 

PS : Je caractériserai rapidement certaines des images du Fort. Mais le texte de Lative constitue toujours un excellent guide.

 

Pour Agrandir les photos, surtout celles comportant du texte, IL FAUT CLIQUER DESSUS . 

Patrimoine Guadeloupéen : Le Fort Fleur de l'Epée, par G Lative.
Patrimoine Guadeloupéen : Le Fort Fleur de l'Epée, par G Lative. Patrimoine Guadeloupéen : Le Fort Fleur de l'Epée, par G Lative.
Patrimoine Guadeloupéen : Le Fort Fleur de l'Epée, par G Lative. Patrimoine Guadeloupéen : Le Fort Fleur de l'Epée, par G Lative. Patrimoine Guadeloupéen : Le Fort Fleur de l'Epée, par G Lative.
Patrimoine Guadeloupéen : Le Fort Fleur de l'Epée, par G Lative. Patrimoine Guadeloupéen : Le Fort Fleur de l'Epée, par G Lative. Patrimoine Guadeloupéen : Le Fort Fleur de l'Epée, par G Lative.
Patrimoine Guadeloupéen : Le Fort Fleur de l'Epée, par G Lative.
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Commenter cet article

Dimitri 11/07/2016 02:29

L'auteur de l'article est bien Georges LATIVE (mon arrière arrière grand-père) ,maire de Pointe-Noire de 1900 à 1904 qui est bien le père du bâtonnier Joseph LATIVE.

Ch Etzol 01/05/2014 04:25

Monsieur de Fleur d'Epée, un nom aux rêves d' Alexandre Dumas...
à moins qu'au fort, ce ne soit le siège d'Arras

Ch Etzol 01/05/2014 04:25

Monsieur de Fleur d'Epée, un nom aux rêves d' Alexandre Dumas...
à moins qu'au fort, ce ne soit le siège d'Arras