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Publié par Edouard Boulogne

Allons, ne remettons pas à demain ce que nous pouvons faire tout de suite. 

D'abord la page 06 du texte de M. G.Lative qui mystérieusement n'a pas été éditée dans la 1 ère partie. 

Et puis quelques photos de lieux, évoqués par G.Lative, et qui méritent d'être vues, ici, mais ensuite en réel. 

 

LS 

 

​La 5 ème et dernière des images retenues ( sur 50 prises ) représente la mer juste avant la rade de Pointe-à-Pitre. De là les défenseurs du Fort scrutaient les flottes anglaises, et les canonnaient. 

( 2 ) Vue partielle d'un souterrain . ( 3 ) Taillées dans le calcaire, les grottes où se faisaient la cuisine t le pain. ( 4 ) L'une des prisons sousterainnes évoquées dans le texte ( 5 )
( 2 ) Vue partielle d'un souterrain . ( 3 ) Taillées dans le calcaire, les grottes où se faisaient la cuisine t le pain. ( 4 ) L'une des prisons sousterainnes évoquées dans le texte ( 5 )
( 2 ) Vue partielle d'un souterrain . ( 3 ) Taillées dans le calcaire, les grottes où se faisaient la cuisine t le pain. ( 4 ) L'une des prisons sousterainnes évoquées dans le texte ( 5 )
( 2 ) Vue partielle d'un souterrain . ( 3 ) Taillées dans le calcaire, les grottes où se faisaient la cuisine t le pain. ( 4 ) L'une des prisons sousterainnes évoquées dans le texte ( 5 )
( 2 ) Vue partielle d'un souterrain . ( 3 ) Taillées dans le calcaire, les grottes où se faisaient la cuisine t le pain. ( 4 ) L'une des prisons sousterainnes évoquées dans le texte ( 5 )

( 2 ) Vue partielle d'un souterrain . ( 3 ) Taillées dans le calcaire, les grottes où se faisaient la cuisine t le pain. ( 4 ) L'une des prisons sousterainnes évoquées dans le texte ( 5 )

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Funambule 03/05/2014 20:07

@Marcelline,témoin de quoi?
Vous êtes si vieille?

m 05/05/2014 22:45

l'âge non de ses artères mais des guillemets du texte

Marcelline 01/05/2014 15:23

L'équipe du Scrutateur s'est étoffée d'une nouvelle correspondante "permanente"

Quant à l'histoire du fort évoquée dans cette page, Il est étonnant de constater que déjà le frêre Victor,
débarqué en libérateur avec un décret conventionnel de 1794 , d'abolition de l'esclavage, applique ensuite par la Terreur, la guillotine aux créôles, la réquisition des habitations et le travail forcé des anciens esclaves, jusqu'à l'état de siège en 1798.
Le consulat ne semble guère plus clément puisqu'un arrêté du 7 Décembre 1802 rétablit de fait l'esclavage en Guyane sous le nom de "conscription de quartier" pour les personnes non encore affranchies.
Victor Hugues est chargé de l'application.
Enfin le 18 janvier 1804, il aurait monté une expédition pour rétablir la liaison de la Guyane avec le comptoir de traite des esclaves de Gorée... Les beaux principes c'est dans les tribunes
Voici , pour ceux qui s'intéresseraient au personnage, ce qu'en écrivait un des déportés à Cayenne après la journée du 18 fructidor an V, qui l'a connu en Guyane :
"Victor Hugues, originaire de Marseille, est entre deux âges, d'une taille ordinaire et trapue ; tout son ensemble est si expressif, que le meilleur de ses amis n'ose l'aborder sans effroi ; sa figure laide et plombée exprime son âme, sa tête ronde est couverte de cheveux noirs et plats qui se hérissent comme les serpents des Euménides dans la colère qui est sa fièvre habituelle : ses grosses lèvres, siège de la mauvaise humeur, le dispensent de parler, son front sillonné de rides élève ou abaisse ses sourcils bronzés sur ses yeux noirs, creux et tourbillonnants comme deux gouffres... Son caractère est un mélange incompréhensible de bien et de mal ; il est brave et menteur à l'excès, cruel et sensible, politique, inconséquent et indiscret, téméraire et pusillanime, despote et rampant, ambitieux et fourbe, parfois loyal et simple; son cœur ne mûrit aucune affection ; il porte tout à l'excès : quoi que les impressions passent dans son âme avec la rapidité de la foudre, elles y laissent toute une empreinte marquée et terrible ; il reconnaît le mérite lors même qu'il l'opprime : il dévore un esprit faible ; il respecte, il craint un adversaire dangereux dont il triomphe. La vengeance lui fait bien des ennemis. Il se prévient facilement pour et contre, et revient de même. L'ambition, l'avarice, la soif du pouvoir ternissent ses vertus, dirigent ses penchants, s'identifient à son âme ; il n'aime que l'or, veut de l'or, travaille pour et par l'or ; (...) Ces grandes passions sont soutenues par une ardeur infatigable, une activité sans relâche, par des vues éclairées, par des moyens toujours sûrs, quels qu'ils soient. Le crime et la vertu ne lui répugnent pas plus à employer l'un que l'autre, quoi qu'il en sache bien faire la différence. Crainte de lenteurs, il prend toujours avec connaissance de cause le premier moyen sûr que lui présente la fortune. Il s'honore de l'athéisme, qu'il ne professe qu'extérieurement. Au reste, il a un jugement sain, une mémoire sûre, un tact affiné par l'expérience : il est (...) administrateur sévère, juge équitable et éclairé quand il n'écoute que sa conscience et ses lumières. C'est un excellent homme dans les crises difficiles où il n'y a rien à ménager. Autant les Guadeloupéens et les Rochefortains lui reprochent d'abus de pouvoir et d'excès révolutionnaire que la bienséance et l'humanité répugnent à retracer, autant les Anglais (j'en suis témoin) donnent d'éloges à sa tactique et à sa bravoure. ".

Marcelline 01/05/2014 15:23

L'équipe du Scrutateur s'est étoffée d'une nouvelle correspondante "permanente"

Quant à l'histoire du fort évoquée dans cette page, Il est étonnant de constater que déjà le frêre Victor,
débarqué en libérateur avec un décret conventionnel de 1794 , d'abolition de l'esclavage, applique ensuite par la Terreur, la guillotine aux créôles, la réquisition des habitations et le travail forcé des anciens esclaves, jusqu'à l'état de siège en 1798.
Le consulat ne semble guère plus clément puisqu'un arrêté du 7 Décembre 1802 rétablit de fait l'esclavage en Guyane sous le nom de "conscription de quartier" pour les personnes non encore affranchies.
Victor Hugues est chargé de l'application.
Enfin le 18 janvier 1804, il aurait monté une expédition pour rétablir la liaison de la Guyane avec le comptoir de traite des esclaves de Gorée... Les beaux principes c'est dans les tribunes
Voici , pour ceux qui s'intéresseraient au personnage, ce qu'en écrivait un des déportés à Cayenne après la journée du 18 fructidor an V, qui l'a connu en Guyane :
"Victor Hugues, originaire de Marseille, est entre deux âges, d'une taille ordinaire et trapue ; tout son ensemble est si expressif, que le meilleur de ses amis n'ose l'aborder sans effroi ; sa figure laide et plombée exprime son âme, sa tête ronde est couverte de cheveux noirs et plats qui se hérissent comme les serpents des Euménides dans la colère qui est sa fièvre habituelle : ses grosses lèvres, siège de la mauvaise humeur, le dispensent de parler, son front sillonné de rides élève ou abaisse ses sourcils bronzés sur ses yeux noirs, creux et tourbillonnants comme deux gouffres... Son caractère est un mélange incompréhensible de bien et de mal ; il est brave et menteur à l'excès, cruel et sensible, politique, inconséquent et indiscret, téméraire et pusillanime, despote et rampant, ambitieux et fourbe, parfois loyal et simple; son cœur ne mûrit aucune affection ; il porte tout à l'excès : quoi que les impressions passent dans son âme avec la rapidité de la foudre, elles y laissent toute une empreinte marquée et terrible ; il reconnaît le mérite lors même qu'il l'opprime : il dévore un esprit faible ; il respecte, il craint un adversaire dangereux dont il triomphe. La vengeance lui fait bien des ennemis. Il se prévient facilement pour et contre, et revient de même. L'ambition, l'avarice, la soif du pouvoir ternissent ses vertus, dirigent ses penchants, s'identifient à son âme ; il n'aime que l'or, veut de l'or, travaille pour et par l'or ; (...) Ces grandes passions sont soutenues par une ardeur infatigable, une activité sans relâche, par des vues éclairées, par des moyens toujours sûrs, quels qu'ils soient. Le crime et la vertu ne lui répugnent pas plus à employer l'un que l'autre, quoi qu'il en sache bien faire la différence. Crainte de lenteurs, il prend toujours avec connaissance de cause le premier moyen sûr que lui présente la fortune. Il s'honore de l'athéisme, qu'il ne professe qu'extérieurement. Au reste, il a un jugement sain, une mémoire sûre, un tact affiné par l'expérience : il est (...) administrateur sévère, juge équitable et éclairé quand il n'écoute que sa conscience et ses lumières. C'est un excellent homme dans les crises difficiles où il n'y a rien à ménager. Autant les Guadeloupéens et les Rochefortains lui reprochent d'abus de pouvoir et d'excès révolutionnaire que la bienséance et l'humanité répugnent à retracer, autant les Anglais (j'en suis témoin) donnent d'éloges à sa tactique et à sa bravoure. ".