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Publié par Edouard Boulogne

J'ai suivi une partie importante de la cérémonie de canonisation de Jean XXIII, et de Jean Paul II, sur la chaine KTO, en direct. Magnifique cérémonie, pleine de piété, de chaleur humaine, et de grandeur. L'article ci-dessous du Figaro, exprime bien me semble-t-il, ce qu'il convenait de dire à propos de cet événement.

 

LS.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/04/27/01016-20140427ARTFIG00195-double-canonisation-historique-au-vatican.php

 

 

Ils ont été canonisés le même jour, ils seront fêtés le même mois. Dorénavant, toute l'Église catholique - et non plus seulement celle des diocèses dont étaient originaires Jean XXIII et Jean-Paul II - tous, pourront fêter le saint pape italien, le 11 octobre, date de l'ouverture du concile Vatican II et le saint pape polonais, le 22 octobre, date de la messe inaugurale de son pontificat en 1978. Des diocèses pourront même leur consacrer des églises. Une première a été dédiée à Jean-Paul II, dimanche après-midi, au Brésil, dans un quartier pauvre d'Alagados, à Salvador de Bahia, au nord-est du pays.

«C'est un jour magnifique. Je suis là comme évêque mais aussi comme frère. J'ai été tellement touché par son enseignement sur la miséricorde.»
Mgr Henryk Józef Muszyński

De fait, à l'image de ces canonisations qui élargissent à l'Église tout entière le culte de ces deux nouveaux saints, les rues de Rome battaient pavillon international. Et à la manière des eaux internationales, l'océan de la foule remplaçait la houle puisque 800 000 fidèles se pressaient, ou plutôt se compressaient, dans les recoins des rues entourant le Vatican pour assister à cet événement.

Le rouge et blanc polonais dominait toutefois. Beaucoup des compatriotes de Karol Wojtyla, encore pétris d'émotion, ne trouvaient d'ailleurs pas leurs mots, à la fin de la messe, pour dire leur fierté, leur admiration. Et leur foi… toujours prête à transporter la terre entière! Thomas, par exemple, 35 ans: «Vous ne pouvez pas comprendre combien c'est très important pour nous et surtout très émouvant.»

Tout aussi rayonnant, l'évêque émérite de Gniezno et ancien primat de Pologne, Mgr Henryk Józef Muszyński, laissait lui la place Saint-Pierre avec un cœur transporté. «C'est un jour magnifique. Je connais Jean-Paul II depuis 1961. Je suis là comme évêque mais aussi comme frère. J'ai été tellement touché par son enseignement sur la miséricorde.»

«Jean-Paul II n'est pas le pape des Polonais, c'est un cadeau pour l'Église tout entière!»
Le père Marius Jagielski

Plus loin, au sein d'un groupe de cinquante séminaristes - pour le seul diocèse de Zielona Gora et Gorzow à l'ouest de la Pologne qui compte 500 prêtres! - Marius Jagielski, aux yeux tirés pour avoir passé une nuit blanche de façon à être bien placé sur la place (qui ouvrait ses grilles à 5 h 30 dimanche matin), est toujours impressionné par ce pape «qui a osé donner sa vie sans jamais avoir peur de la perdre».

Tout en insistant sur l'universalité de l'événement: «Jean-Paul II n'est pas le pape des Polonais, c'est un cadeau pour l'Église tout entière! Les Polonais ne sont pas à part ou au-dehors: nous vivons aussi une transition rapide avec une forte laïcisation.» Et Marius d'expliquer: «Les gens cherchent toutefois des témoins cohérents qui ont de l'autorité parce qu'ils ont le courage de vivre jusqu'au bout leurs engagements. Et pas seulement en paroles mais aussi en actes.»

Et Jean XXIII dans tout cela? La dominante jeune de l'assemblée et les conditions éprouvantes de participation à la cérémonie font que ceux qui ont été marqués par le «bon pape Jean» y étaient moins représentés. Très digne et revêtue de noir, Pierrette Dealma appartient à cette génération. Venue de Corse, elle habite à Porto-Vecchio: «J'ai connu Jean XXIII, c'était un grand homme de prière et de réconciliation. Ma mère avait une grande photo de lui chez elle. C'était un homme de paix, il inspirait la paix. Il était si humble et si simple: je le prie tous les jours, tout comme Jean-Paul II. Tout cela est très émouvant pour moi.»

«Jean XXIII et Jean-Paul II ne sont pas saints parce qu'ils ont été papes  heureusement, cela nous laisse espérer !  car il est plus difficile sans doute d'être saint quand on est pape»
Le cardinal Vingt-Trois

Une foule immense donc où chacun, dans un regard intérieur et ému, semblait revivre tellement de souvenirs passés, mais une foule heureuse de célébrer sans nostalgie la consécration par l'Église de deux de ses géants. Chacun à sa manière ayant laissé un héritage à l'évidence incalculable et incroyablement présent dans la vie concrète des gens: «Jean-Paul II a marqué toutes les étapes de ma vie, il m'accompagne encore aujourd'hui», témoignait ainsi, sobrement, Élisabeth Portelli, venue de Paris, très engagée dans plusieurs JMJ.

Devant un large groupe de Français, dont une masse de jeunes, le cardinal Vingt-Trois notait effectivement, samedi après-midi, que «beaucoup qui doutaient de la foi ont repris courage grâce au ministère de Jean-Paul II». Mais ajoutait-il, «Jean XXIII et Jean-Paul II ne sont pas saints parce qu'ils ont été papes - heureusement, cela nous laisse espérer! - car il est plus difficile sans doute d'être saint quand on est pape».

De fait, le poids de cette lourde fonction, son enjeu et son impact étaient palpables dimanche au début de la cérémonie quand François est venu saluer Benoît XVI, le pape émérite. Évoquant dans son homélie le poids de la responsabilité de ces prédécesseurs canonisés, François n'a pas caché: «Ils ont été des prêtres, des évêques, des papes du XXe siècle. Ils en ont connu les tragédies, mais n'en ont pas été écrasés. En eux, Dieu était plus fort.»

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Congratulation entre le pape régnant FRANCOIS, et le pape émérite : Benoit XVI.

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Ch. Etzol 28/04/2014 18:12

Ils vont rejoindre un roi de France, héritier des carolingiens et des capétiens dont le 800e anniversaire de naissance,deux jours avant,(25 Avril 1214) est passé presqu'inaperçu. Mais dont la vie et l'oeuvre furent des témoignages suffisamment forts de sa foi au Christ, dans la distinction de la Cité Céleste et de la cité terrestre, pour qu'il soit canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII, et aimé sous le nom de Saint Louis.

Cactus 28/04/2014 13:21

Acte fort des cathos pour marquer le terrain face à un islam envahissant.