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Publié par Edouard Boulogne

 M. Hollande avait promis, M. Hollande avait promiiis. ( Sur l'air de la Carmagnole ) Mais à l'Elysée maintenant c'est lui qui est aux affaires. Et la situation non seulement ne s'améliore pas, mais elle s'aggrave. L'article de Pierre-Alain Furbury, des Echos met les points sur les i. LS.

 

Jonhnny Halliday chante la Carmagnole : https://www.youtube.com/watch?v=muMtrCCl1vU

 

Il y avait 1983. Il y a désormais 2014.

Comme une malédiction. Comme si la gauche, deux ans après son accession au pouvoir, était condamnée à faire aveu d’impuissance et à corriger le tir. Au début du quinquennat, François Hollande a été accusé d’avoir sous-estimé l’ampleur de la crise. Il n’a pas voulu dire à quel point la situation était grave. Il croyait, avoue un ancien ministre,qu’il aurait« la force d’inverser des tendances lourdes ». Las, les résultats sont insuffisants et les électeurs l’ont sanctionné aux municipales. Le voilà contraint de se remettre en question. De repartir à l’offensive, quitte à donner l’impression de repartir de zéro, tant son allocution du 31 mars sonne comme un étonnant constat d’échec : « Pas assez de changements et donc trop de lenteur. Pas assez d’emplois et donc trop de

chômage. Pas assez de justice sociale et trop d’impôts. Pas assez d’efficacité dans l’action publique. »L’opposition n’aurait pas été plus cruelle. Le pacte de responsabilité, le discours plus pro entreprises que jamais, les 50 milliards d’euros d’économies, tout cela doit lui permettre, espère-t-il, de réenclencher une dynamique économique et de sauver son quinquennat. Au risque d’introduire aujourd’hui une « césure » au sein de la gauche. Et de l’éloigner encore un peu plus de la tonalité de la campagne de 2012.Non pas qu’il ait à l’époque promis monts et merveilles. François Hollande s’était engagé à « rétablir l’équilibre budgétaire en fin de mandat ». Il avait martelé sa volonté de stabiliser les effectifs de la fonction publique (malgré les 60.000 postes dans l’Education nationale).« C’est la première fois depuis 1924 que la gauche n’a pas promis du temps libre supplémentaire ou du pouvoir d’achat », insiste un haut responsable socialiste.

« Confrontation à la réalité » Le président l’a confié cette semaine à des visiteurs :« J’ai été élu parce que ce pays n’allait pas bien. » Mais la nécessité de réduire les déficits et la dette n’avait pas été présentée, loin s’en faut, comme une potion amère pour la gauche. S’il avait donné les objectifs, il avait été plus ambigu sur les moyens. Pour y parvenir, la promesse no 9 n’évoque qu'une

« réforme de justice », qui consiste à revenir sur« les cadeaux fiscaux et les niches fiscales » accordés « aux ménages les plus aisés et aux plus grosses entreprises ». Sans même parler de ce slogan qui promettait le changement « maintenant » ni de ce discours du Bourget auquel le renvoie la gauche. « Dans les mots au moins,c’est une vraie rupture », constate un ministre de poids.

Le politologue Zaki Laïdi, proche de Manuel Valls, l’a écrit à de multiples reprises : « C’est au contact de l’exercice du pouvoir, et de lui seulement, que la gauche se modernise. » ( «  se modernise » ou accepte, à contre-coeur de regarder la réalité en face, pour revenir à sa démagogie foncière, dès qu'elle est renvoyée à l'opposition. Note du Scrutateur ).

Les fidèles de François Hollande, eux aussi, plaident la « confrontation à la réalité » : « La politique, c’est un mouvement. Les faits s’imposent et il faut s’adapter », argue l’un d’eux,rappelant les promesses de Jacques Chirac sur la « fracture sociale » et celles de Nicolas Sarkozy, qui avait juré d’être le « président du pouvoir d’achat ».

Dans un livre publié en 2006,François Hollande expliquait : « Il y a forcément un exercice de vérification démocratique au milieu de la législature.La réalité change trop vite, les circonstances provoquent des accélérations ou, à l’inverse, des retards. »

Le tournant de la rigueur par François Mitterrand en 1983, vécu de près par François Hollande (directeur de cabinet du porte-parole du gouvernement, Max Gallo), n’a pas empêché la gauche de perdre les législatives de 1986. Mais, corrige un socialiste, « la défaite aurait été beaucoup plus lourde s’il n’y avait pas eu le redressement de 1984 »…

Hollande avait promis de baisser les déficits, mais pas une potion amère pour la gauche.

Lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée, mercredi. Le plan d’économies annoncé par Manuel Valls a fait l’effet d’une bombe parmi les élus PS.

Hollande revient sur le terrain

Après avoir remanié le gouvernement, l’Elysée et le PS, présenté le pacte de responsabilité et les 50 milliards d’économies, François Hollande poursuit son offensive. Il renoue avec le terrain,

quasi abandonné depuis la mi-octobre (son dernier déplacement étalé sur deux jours remonte même à mai dernier). Le chef de l’Etat se rend ce matin à Clermont-Ferrand, sur le site de Michelin, pour célébrer les entreprises et les baisses de charges. La semaine prochaine, il devrait aller à Albi et à Carmaux, dans le Tarn, pour lancer les commémorations du centenaire de la mort de Jean Jaurès. Manière d’invoquer une grande figure de la gauche au moment où sa politique fait grincer des dents au PS.« Personne ne sait ce que ferait Jaurès aujourd’hui ! » lâche un hollandais. ( « Hollandais » pour désigner les partisans de M. Hollande, est injurieux pour les habitants de la Hollande. Le Scrutateur propose « hollandistes ». Note du Scrutateur ). Sur fond d’impopularité record, ces déplacements ne sont pas sans risques – le président s’était fait siffler l’an dernier. Un socialiste s’amuse : « Léon Blum le disait : le suffrage universel a tous les droits, y compris le droit d’ingratitude.

 

P-A. F.

 

( 1 ) Pierre-Alain Furbury. ( 2 ) L'Elysée assiégé. ( 3 ) Ce que pensent aujourd'hui 87% des électeurs de juin 2012, selon le dernier sondage.
( 1 ) Pierre-Alain Furbury. ( 2 ) L'Elysée assiégé. ( 3 ) Ce que pensent aujourd'hui 87% des électeurs de juin 2012, selon le dernier sondage.
( 1 ) Pierre-Alain Furbury. ( 2 ) L'Elysée assiégé. ( 3 ) Ce que pensent aujourd'hui 87% des électeurs de juin 2012, selon le dernier sondage.

( 1 ) Pierre-Alain Furbury. ( 2 ) L'Elysée assiégé. ( 3 ) Ce que pensent aujourd'hui 87% des électeurs de juin 2012, selon le dernier sondage.

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Ch.Etzol 20/04/2014 21:25

En tous les cas, les mots avaient un sens, pour deux hommes en ces fêtes de Pâques
Samedi soir, Alain Finkielkraut racontait, avec de grands mouvements des mains, sympathiques et convaincants,les circonstances "tumultueuses" de son élection à l'Académie Française, évoquant le soutien important de sa famille, sa fierté par rapport à ses ancêtres et estimant que "nous parlons à nos morts " (Hé! Hé! Une réponse indirecte au scrutateur dont je suis très contente...)
Avec E. Zemmour, réponse aussi aux deux abrutis de Ramadan et Morin pour qui nous sommes tous des immigrés. Lorsque Le Scrutateur parle d'idiots utiles...
Dimanche midi, leçon magistrale de NDA à propos de l'Europe, et une touche finale sur les 39 églises brûlées en Egypte depuis un an sans que personne n'en parle ... Juste avant la bénédiction papale, urbi et orbi.
Excusez si c'est un peu abrupt, il y en a qui sont plus clairs que d'autres, mais surtout qui ont plus de cou.....es que d'autres !!! Cela fait du bien et donne du courage pour la suite !
Bon repos de Lundi de Pâques au Scrutateur et à tous ses lecteurs