Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Ce midi sur LCI, maître Badinter.

Toujours sûr de lui, et dominateur. Le verbe haut, la voix ( elle au moins ) ferme. De gauche...donc honnête, et portant sa probité en sautoir. Tout pour plaire aux derniers militants de la gauche démocratique et populaire, et à une certaine catégorie de « gens de droite » qui aiment, et quoi qu'elles disent, les voix grasseyantes à la Giscard d'Estaing.

C'est Michel Field qui est, aujourd'hui, chargé de sauter la bête. De quoi s'agit-il donc qui vaut à l'ancien Garde des Sceaux son exhumation de la naphtaline?

Mais de la chute annoncée de la gauche, qu'il faudrait sauver, coûte que coûte; et de Christiane Taubira, soldat du BIEN qu'il faudrait arracher des griffes de la Droite ( extrême, bien entendu ), en qui « nosthromme » voit le plus grand orateur politique français depuis...Robert Badinter.

Tout en me réjouissant de l'éjouissance bourgeoise qui communie en l'orateur avec son auditoire neuillissois, j'attends la conclusion, comme on attend la chute connue d'avance d'une explication de l'état de la France par un socialiste : « c'est, bien sûr, la faute à ...Sarkozy, ce pelé, ce galeux, ce tondu ».

L'affaire des écoutes du l'ancien président? Nul acharnement par juges interposés, des hommes du pouvoir. Non! Une démarche saine et républicaine de magistrats intègres. «  Laissons l'extrême droite à ses fantasmes », nous dit Robert.

On peut douter toutefois, hormis Neuilly, que beaucoup de citoyens abondent dans le sens de la pensée Robertienne. Laquelle persévère d'ailleurs dans les lubies transnationales de notre « honnête » gauche, par exemple, le vote, ardemment souhaité par notre "homme des lumières", des étrangers aux élections françaises.

Pourtant M. Badinter avait revêtu son habit de lumière, celui de l'ancien Garde des Sceaux qu'il fut, celui qu'il porta en plaidant pour la loi contre la peine de mort, celui qu'il revêt, quand il peut, enfin, mourir, ayant comme jadis, au seuil du Temple, le vieillard Siméon, eu le temps de voir, toucher et embrasser celle que le monde attendait : l'unique, la grande, l'incomparable Christiane Taubira. " Nunc dimittis servum tuum domine" ( Maintenant Ô mon Dieu, tu peux rappeler ton serviteur", car il a vu et entendu...Celle que J'attendais, la Grande, l'Unique. Aaaahhh! ( voix ample, et grasseyante! ). 

Quel dommage que Michel Field, (mais il n'était pas là pour ça ) ne lui ait pas demandé son avis sur ce qui frappe enfin, ( mais dans le silence des « grands » medias ) la présidente du syndicat gauchiste de la magistrature.

Quid est?

Pour le savoir lisons donc ensemble, chers amis, cet article du 14 mars du Figaro.

Pour nous aussi, il y a, mais il faut la chercher longtemps, à la loupe, dans ce qui demeure libre dans la presse écrite, matière à éjouissance.

Le Scrutateur.

 

«Mur des cons» : l'étonnant rebondissement de l'affaire

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/03/14/01016-20140314ARTFIG00253-mur-des-cons-l-etonnant-rebondissement-de-l-affaire.php

 

Le syndicat de la magistrature s'insurge contre la mise en examen de sa présidente.

 

Un an après, l'affaire rebondit. La doyenne des juges d'instruction, Sylvia Zimmermann, a décidé le 17 février dernier la mise en examen de Françoise Martres, la présidente du syndicat de la magistrature dans l'affaire du «mur des cons».

Lors de l'interrogatoire de première comparution, la responsable a peu apprécié de se retrouver devant ses pairs. Après avoir estimé «ne pas comprendre» pourquoi, elle se retrouvait là, dans la mesure où le mur existait avait son arrivée à la tête de l'organisation syndicale en 2012 et qu'elle n'y avait pas «mis de photo», elle se serait montrée plutôt vindicative. À la question des juges de savoir qui avait affiché les photos, le procès verbal enregistre: «Je n'ai pas à vous répondre, vous n'avez qu'à chercher vous-mêmes».

Qualifiée d'«éditeur», par les juges, la responsable syndicale est notamment poursuivie pour injure publique. Ce délit est aggravé quand il concerne des élus et des hauts fonctionnaires. Il est alors passible d'amendes allant jusqu'à 45.000 euros. De quoi saler l'addition pour le Syndicat de la magistrature, puisque douze plaintes ont été déposées à la suite de la révélation, le 23 avril 2013, par le journaliste de France 3 Clément Weill-Raynal, de ce patchwork à vocation satirique composé de dizaines de clichés de parents de victimes et de personnalités des mondes politique, médiatique et judiciaire moquées par l'organisation très marquée à gauche.

Cette révélation avait créé un séisme dans le grand public comme dans le monde feutré des magistrats dont certains se sont retrouvés épinglés, à commencer par Christophe Régnard, le président du syndicat de magistrats concurrent, l'union syndical des magistrats (USM).

«Je suis heureux de voir que tout le monde est égal devant la loi»

Aux côtés de plusieurs députés de l'UMP dont le président du groupe parlementaire, Christian Jacob, figurent également l'ancien journaliste Robert Ménard ainsi qu'un père de victime, le général Schmitt.

Ce dernier se dit «satisfait car je craignais que l'affaire ne soit enterrée. Ma pensée va d'abord à ma fille dont ces magistrats voyous ont moqué l'histoire et atteint à sa mémoire. Je suis heureux de voir que tout le monde est égal devant la loi, alors même que ces magistrats qui brandissent ce principe demandait à échapper à la justice. Je dénonce en revanche l'attitude de la locataire de la place Vendôme Christiane Taubira qui a fait en sorte qu'il n'y ait pas de sanction». En effet, en août dernier, la garde des Sceaux avait estimé impossible de «déterminer des responsabilités personnelles» et donc de demander des sanctions.

«Si le jugement décidait de la culpabilité de Françoise Martres, il est alors possible que la question disciplinaire puisse être à nouveau examinée», estime l'avocat Basile Ader, qui représente les députés de l'UMP.

Dans un communiqué diffusé vendredi matin, le Syndicat de la magistrature (SM) a maintenu sa ligne de défense: le fait que n'ayant «jamais eu l'intention de rendre public il - le mur des cons (NDLR) - puisse être assimilé à une quelconque publication syndicale». Pour le SM, «ce sont les méthodes douteuses d'un journaliste - qui revendique lui-même le vol de ces images! - et la diffusion par le site Atlantico.fr de cette vidéo filmée à l'insu des occupants de ce local qui sont seules à l'origine de la publicité donnée à ces images». Pour Me Basile Ader , «le fait de faire venir un journaliste dans ses locaux, fait que le mur des cons est public par destination».

Lundi 10 mars, le film litigieux a été mis sous scellés par la brigade en charge des atteintes aux personnes et aux biens. 

 

Le "mur des cons" selon le syndicat de la magistrature.

Le "mur des cons" selon le syndicat de la magistrature.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Adolphe Quart 19/03/2014 14:42

Toute cette histoire de mur des cons, et surtout la réaction de l'intéressée - à savoir son étonnement - aurait peut-être tendance à légitimer une vieille locution quasi proverbiale ("con comme un juge") qui eût imposé la présence de nombreux magistrats sur le fameux mur des cons, pour commencer, mais qui montre surtout que bon nombre de magistrats ne comprennent pas plus ce qu'ils font que ce qu'ils disent. Alors quand on leur confie le soin de juger ce que font et disent les autres, la confusion est forcément au rendez-vous. il en est ainsi des élites modernes, qui s'enivrent de leur position, rien de plus, rien d'autre, rien de mieux. Ce n'est que le commencement de la fin d'une civilisation qui s'illustra il y a déjà longtemps, lorsque le grand Joachim (du Bellay) écrivait "France, mère des arts, des armes et des lois". Avec le temps, la France n'est-elle pas devenue la mère d'ouille ? Ouille ! ouille ! ouille ! tout part en... vrille. Et l'on a envie d'en appelrr - sans la moindre poésie - à "du balai".