Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

 La philosophie générale de Michel Onfray ne coïncide pas avec celle du Scrutateur. Mais personne n'a toujours tort, ou toujours raison. Il arrive que des personnes très différentes culturellement, tombent d'accord sur certaines questions.

Et c'est le cas en ce qui concerne la théorie dite « du genre », chère à Mme Najat-Belkacem, ou à M. Vincent Peillon.

Michel Onfray dans une récente chronique nous rappelle les origines de la théorie à la mode dans les milieux « branchés ». LS.

Lisons :

 

La chronique mensuelle de Michel Onfray | N° 106 – Mars 2014

MAUVAIS GENRE -

Je découvre avec stupéfaction les racines très concrètes de la fumeuse théorie du genre popularisée dans les années 90 aux Etats-Unis par la philosophe Judith Butler qui ne cache pas l’inscription de sa pensée dans la lignée déconstructiviste de Foucault, Deleuze-Guattari et Derrida.

En 1966, les époux Reimer consultent le docteur John Money (1921-2006), sexologue et psychologue néo-zélandais spécialiste de l’hermaphrodisme à l’université américaine Johns Hopkins. Cet homme affirme depuis 1955 que l’identité sexuelle biologique du mâle ou de la femelle ne suffit pas à constituer le genre sexuel du garçon ou de la fille – la thèse cardinale de la Théorie du Genre.  Le problème des Reimer ? La circoncision de David pour des raisons médicales, un phimosis, l’un de leurs jumeaux, a raté : la cautérisation électrique a brûlé le pénis, la verge est calcinée.

Le Docteur Money saisit l’occasion pour prouver expérimentalement la validité de ses hypothèses théoriques. Il invite les parents à éduquer David comme une fille. David devient Brenda. Il subit un traitement hormonal. Quatorze mois plus tard, on lui retire les testicules. Elle est habillée en fille, traitée comme telle. A six ans, il semble devenu une fille. John Money publie des articles et des livres pour défendre la théorie du genre avec ce qui est devenu dans la littérature spécialisée « le cas John / Joan ».

Or David/Brenda grandit douloureusement. Sa voix mue à l’adolescence ; il est attiré par les filles. Le médecin veut lui imposer une vaginoplastie ; il refuse. Money contraint les deux jumeaux à simuler des relations sexuelles pour stimuler le désir de David. A treize ans, David menace de se suicider si ses parents continuent à lui imposer les visites à Money. A quinze ans, le jeune homme  arrête son traitement hormonal et se fait prescrire de la testostérone. Il subit une mastectomie et deux opérations de phalloplastie. Ses problèmes identitaires le détruisent. Il boit. Il suit un traitement médical pour schizophrénie.

Devant sa détresse ses parents lui révèlent enfin la vérité. Brenda redevient ce qu’il était : David. Il épouse une femme. Mais ne trouve ni la paix, ni la sérénité. Il se suicide en 2002 par une overdose de médicaments. Son frère Brian met fin lui aussi à ses jours en 2004. Silence de Money qui avait publié Homme & Femme, Garçon & Fille en 1972 en racontant l’histoire qui prouvait selon lui la validité de ses hypothèses. Précisons qu’il défendait par ailleurs la pédophilie et stigmatisait l’hétérosexualité comme une convention à déconstruire…

En 1997, Milton Diamond, professeur d’anatomie et de biologie reproductrice de l’université de Hawaï, découvre la falsification et la dénonce. Money réplique et dénonce… une conspiration de l’extrême-droite et des mouvements anti-féministes ! Ses partisans épousent son délire : les vrais souvenirs de David sont présentés comme relevant du « syndrome des faux souvenirs »… Autrement dit : le menteur dit vrai ; l’homme qui dit vrai, ment – mais ne le sait pas ! Effet de l’inconscient… Dénégation du réel une fois de plus chez cet homme qui croyait plus juste ses délires que la réalité qui, si la raison ne l’avait pas déserté, lui prouvait pourtant la nature délirante de ses théories.

Judith Butler fait le tour du monde en défendant ces délires. La presse de la bienpensance française de gauche lui ouvre largement ses colonnes. De la même façon que le réel a montré les erreurs de Marx & de Lénine, de Freud & de Lacan, mais qu’il y a toujours des marxistes & des freudiens, le réel a montré en 2002 que la théorie du genre était une fiction dangereuse, mais  quantité de gens souscrivent à cette nouvelle déraison – dont Najat Valaud-Belkacem. Un jour viendra où l’on fera le compte des ravages effectués par cette sidérante idéologie post-moderne. Quand ? Et après quels considérables dommages ?

 

La philosophie générale de Michel Onfray ne coïncide pas avec celle du Scrutateur. Mais personne n'a toujours tort, ou toujours raison. Il arrive que des personnes très différentes culturellement, tombent d'accord sur certaines questions.

Et c'est le cas en ce qui concerne la théorie dite « du genre », chère à Mme Najat-Belkacem, ou à M. Vincent Peillon.

Michel Onfray dans une récente chronique nous rappelle les origines de la théorie à la mode dans les milieux « branchés ». LS.

Lisons :

 

La chronique mensuelle de Michel Onfray | N° 106 – Mars 2014

MAUVAIS GENRE -

Je découvre avec stupéfaction les racines très concrètes de la fumeuse théorie du genre popularisée dans les années 90 aux Etats-Unis par la philosophe Judith Butler qui ne cache pas l’inscription de sa pensée dans la lignée déconstructiviste de Foucault, Deleuze-Guattari et Derrida.

En 1966, les époux Reimer consultent le docteur John Money (1921-2006), sexologue et psychologue néo-zélandais spécialiste de l’hermaphrodisme à l’université américaine Johns Hopkins. Cet homme affirme depuis 1955 que l’identité sexuelle biologique du mâle ou de la femelle ne suffit pas à constituer le genre sexuel du garçon ou de la fille – la thèse cardinale de la Théorie du Genre.  Le problème des Reimer ? La circoncision de David pour des raisons médicales, un phimosis, l’un de leurs jumeaux, a raté : la cautérisation électrique a brûlé le pénis, la verge est calcinée.

Le Docteur Money saisit l’occasion pour prouver expérimentalement la validité de ses hypothèses théoriques. Il invite les parents à éduquer David comme une fille. David devient Brenda. Il subit un traitement hormonal. Quatorze mois plus tard, on lui retire les testicules. Elle est habillée en fille, traitée comme telle. A six ans, il semble devenu une fille. John Money publie des articles et des livres pour défendre la théorie du genre avec ce qui est devenu dans la littérature spécialisée « le cas John / Joan ».

Or David/Brenda grandit douloureusement. Sa voix mue à l’adolescence ; il est attiré par les filles. Le médecin veut lui imposer une vaginoplastie ; il refuse. Money contraint les deux jumeaux à simuler des relations sexuelles pour stimuler le désir de David. A treize ans, David menace de se suicider si ses parents continuent à lui imposer les visites à Money. A quinze ans, le jeune homme  arrête son traitement hormonal et se fait prescrire de la testostérone. Il subit une mastectomie et deux opérations de phalloplastie. Ses problèmes identitaires le détruisent. Il boit. Il suit un traitement médical pour schizophrénie.

Devant sa détresse ses parents lui révèlent enfin la vérité. Brenda redevient ce qu’il était : David. Il épouse une femme. Mais ne trouve ni la paix, ni la sérénité. Il se suicide en 2002 par une overdose de médicaments. Son frère Brian met fin lui aussi à ses jours en 2004. Silence de Money qui avait publié Homme & Femme, Garçon & Fille en 1972 en racontant l’histoire qui prouvait selon lui la validité de ses hypothèses. Précisons qu’il défendait par ailleurs la pédophilie et stigmatisait l’hétérosexualité comme une convention à déconstruire…

En 1997, Milton Diamond, professeur d’anatomie et de biologie reproductrice de l’université de Hawaï, découvre la falsification et la dénonce. Money réplique et dénonce… une conspiration de l’extrême-droite et des mouvements anti-féministes ! Ses partisans épousent son délire : les vrais souvenirs de David sont présentés comme relevant du « syndrome des faux souvenirs »… Autrement dit : le menteur dit vrai ; l’homme qui dit vrai, ment – mais ne le sait pas ! Effet de l’inconscient… Dénégation du réel une fois de plus chez cet homme qui croyait plus juste ses délires que la réalité qui, si la raison ne l’avait pas déserté, lui prouvait pourtant la nature délirante de ses théories.

Judith Butler fait le tour du monde en défendant ces délires. La presse de la bienpensance française de gauche lui ouvre largement ses colonnes. De la même façon que le réel a montré les erreurs de Marx & de Lénine, de Freud & de Lacan, mais qu’il y a toujours des marxistes & des freudiens, le réel a montré en 2002 que la théorie du genre était une fiction dangereuse, mais  quantité de gens souscrivent à cette nouvelle déraison – dont Najat Valaud-Belkacem. Un jour viendra où l’on fera le compte des ravages effectués par cette sidérante idéologie post-moderne. Quand ? Et après quels considérables dommages ?

 

Quand Michel Onfray va aux sources de la théorie du Genre.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Shounkpe 10/08/2014 04:30

Je dirais plutôt idéologie du genre, car ce n'est en rien une théorie scientifique ;..

Ch.Etzol 15/03/2014 04:02

Suite... et j'espère fin non précipitée ( quand on n'est pas une grande technicienne! Et maintenant qu'au scrutateur c'est en temps réel, une erreur de manipulation, c'est du direct !)

Là où ce n'est pas acceptable, c'est lorsque l'homme veut imposer le modèle à la réalité, l'interprétation se substituant au fait et devenant principe d'action. Ainsi l'existence d'une continuité au sein du monde vivant est reconnue dès le XVIIe, par exemple par le philosophe et mathématicien Leibniz : "tous les êtres ne forment qu"une seule chaine dans laquelle les différentes classes se tiennent si étroitement les unes aux autres qu'il est impossible aux sens et à l'imagination de de dire où quelqu'une commence et où elle finit."
Par contre la particularité de Darwin et des évolutionnistes est d'estimer connaître une fois pour toute la vérité matérialiste de cette unité, évoquant le hasard et une sorte de sélection aveugle, à l'imitation de sélections humaines et à l'exclusion de toute autre origine. De telles " certitudes" ont même amené la fabrication de faux crânes, sortes de chainons manquants dans l'évolution humaine... Or le dit ancêtre est et ne sera jamais qu'un pur produit de notre imagination : une hypothèse invérifiable.
Et l'on pourrait multiplier les exemples où, selon JB Flourens ,des théories de l'oeil voulaient s'imposer aux théories de l'esprit. Aujourd'hui elles suscitent encore davantage l'ivresse du pouvoir, dans le refus de limites qui ne se déterminent plus que sur des critères humains partiaux.
Le cas de ce jeune homme détruit par les essais d'un "savant" fou peut être rapproché de la PMA, de la GPA, de la congélation et de l'expérimentation sur les embryons humains, contre lesquels se bat vaillamment la manif pour tous. Le ministère de la santé a fermé des classes, dépensé une fortune en vaccin ou imposé des mesures draconiennes pour la grippe et le chikungunya dont nous protège naturellement notre système immunitaire mais nul ne sait les conséquences futures de la congélation sur les tissus embryonnaires pour ceux qui en naîtront. Nul qui se soucie d'un équilibre des sexes pour le maintien de notre espèce ni que le clonage nous fasse regresser vers une époque antérieure au brassage lié à la diversité sexuée, réduisant là encore notre patrimoine génétique : une évolution inversée?
Mère Nature bafouée. Nous ne serions plus alors que matière à...
De la Vérité, il est toujours plus commode de dire qu'il n'y en a pas et "à chacun la sienne", plutot que de apprendre avec humilité qu'elle EST et oblige, mais sans pouvoir prétendre en décider ni la connaître par nous-même .

Ch.Etzol 14/03/2014 23:04

Un petit extrait de l'encyclopaedia universalis à propos du terme hermaphrodisme : On tend à grouper sous le terme d'hermaphrodisme tous les cas ambigus de sexualité ; mais au sens précis du terme, seuls les êtres possédant des gonades fonctionnelles capables de produire des gamètes mâles et femelles sont des hermaphrodites. .. Ces ambiguités m'ont été plutôt enseignées sous le vocable de gynandromorphisme

L'article du Scrutateur et ses commentaires me conduisent plutôt à une réflexion sur les formes de la connaissance humaine quelles qu'elles soient ( philosophique, psychologique, historique,scientifique, technique,etc) et l'humilité que nous devons conserver à leur égard.
Car qu'est ce qu'une théorie? Est-ce garantir son authenticité que de tenter de la qualifier de scientifique ?
Pourtant si l'on nous rebat les oreilles de "l'affaire Galilée", personne ne sait qu'avant la tectonique des plaques,on enseignait la théorie des géosynclinaux ni qu'Alfred Wegener, météorologue de formation, soit mort sans que son hypothèse d'un continent unique ait été reconnue. De nouvelle découvertes ont permis, depuis, d'étayer, la théorie de la dérive des continents mais tout n'est pas élucidé et elle conserve de nombreuses zones d'ombre où la réalité ne se plie pas au modèle théorique.

Léo Blars 14/03/2014 18:14

La théorie du genre a l'air de prendre sa cuisson dans les fourneaux de l'enfer. Un peu comme tout ce qui est socialiste, du reste....

Alexis 14/03/2014 17:16

C'est l'occasion de dire aussi que cette théorie pseudo scientifique a été reprise par les réseaux politiques du féminisme radical dont Butler fait partie. Partant delà l'idéologie du genre a aujourd'hui une traduction politique. Voici une note qui montre comment aujourd'hui les étudiants de Sc Po et d'ailleurs reçoivent le genre : http://www.homme-culture-identite.com/article-pour-comprendre-que-les-ideologues-du-genre-font-une-guerre-sournoise-aux-gar-ons-aux-peres-et-aux-120006198.html