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Publié par Edouard Boulogne

Et dire que Laurent Fabius passe pour un ministre expérimenté ( il est vrai , d'un gouvernement de nuls ) !

 

Faut-il condamner sans nuances la politique de Vladimir Poutine vis à vis de l'Ukraine? La France n'a t-elle à jouer qu'un rôle de supplétif des Américains et de leurs hommes liges de l'exécutif européens, fonctionnaires, inconnus du grand public, non élus par eux, et soumis aux pressions des forces financières internationales, indifférentes, sauf en paroles, au droit et la justice dont elles se réclament, en vrais Tartufe d'un mondialisme ravageur?

On sait que des voix autorisées, mais qui ne jouissent pas, en France du moins, d'une large audience dans les « grands médias », le pensent, et une fraction croissante de l'opinion publique aussi.

La France ne pouvait-elle pas se poser en médiatrice dans cette affaire, selon les vues jadis exposées par Charles Maurras dans un livre célèbre : Kiel et Tanger.

Maurras dont le nom suscite la colère et l'indignation de presque tous, qui n'en ont pas lu une ligne, mais qui inspira largement toute la politique étrangère de la France du général de Gaulle, et du républicain Georges Pompidou, qui se référa, en 1972, explicitement, en le citant, au texte de Maurras dans un discours fameux prononcé devant les élèves de l'Ecole Nationale de Sciences Politiques » ( sciences-po ).

On pourrait résumer ainsi. La politique mondiale est dominée ( écrivait en 1905, Maurras qui disait qu'elle «  serait dominée » au XX ème siècle par des super puissances ). Et le théoricien politique pensait à la Russie, et aux USA. Il faudrait ajouter, en 2014, la Chine, et bientôt l'Inde.

La logique de ces empires est celle de la puissance. Le droit, et la justice les inspirent moins ( sinon pas du tout ) que leurs volontés impériales.

D'innombrables peuples, et petites nations, se sentent légitimement menacés dans leur indépendance, et jusque dans l'existence même de leurs cultures.

Il y a, face à cette situation d'inégalité flagrante, un rôle pour la France. Celle-ci est une vieille nation historique, bâtie sur un Etat potentiellement fort, structuré. La France est dotée aussi d'une haute capacité scientifique et technique de pays développé. Pour les petites nations menacées par les impérialismes, elle pourrait, et devrait apparaître comme une puissance suffisamment forte et capable de les aider à se développer, et capable de les protéger en coordonnant leurs desiderata, tout en bénéficiant, au plan international, et du point de vue des échanges économiques, de leurs préférences d'alliés communautaires. Mais en même temps la dimension « moyenne » de la France par rapport aux empires, devrait rassurer ses alliés de dimensions plus modestes. ( Il y avait quelque chose de cela, dans le projet gaullien, hélas avorté, d'une « Communauté », en 1959, entre la France et ses anciennes colonies d'Afrique ).

Ainsi la France pourrait-elle manoeuvrer et grandir.

Voici le texte de Maurras :

« Dans cet état de choses, outre les élé­ments ainsi définis, ce tremblement et cette concur­rence fourniraient justement le terrain favorable et le juste champ d'élection sur lequel une France pourrait manœuvrer, avec facilité et franchise, du seul fait qu'elle se trouverait, par sa taille et par sa structure très heureusement établie à égale dis­tance des empires géants et de la poussière des petites nations jalouses de leur indépendance. Les circonstances sont propices à l'interposition d'un État de grandeur moyenne, de constitution robuste et ferme comme la nôtre.(.....). Cette période de recueillement pourrait être employée à un travail souterrain de correspondance, d'entente et d'or­ganisation, pratiqué parmi les peuples de puis­sance secondaire, parmi les demi-faibles, affamés d'une sécurité moins précaire, aspirant à une existence mieux garantie1. Chacun d'eux ne peut rien. Simplement coalisés, ils ne peuvent pas beaucoup plus, étant séparés l'un de l'autre par de trop grandes diversités d'intérêt. Une ligue à vingt têtes n'aurait au juste aucune tête. Il y faut une tête unique et puissante pourvu que sa puis­sance ne soit pas un effroi. ( …. ) Pour fournir un réel service, cette France-doit représenter l'alliance d'un État fort, complet, capable de présider avec une impartiale majesté le Conseil de ses alliés et de ses clients, en mesure de, faire exécuter les décisions communes (… ) ». ( Extrait de Kiel et Tanger, Ed. Nouvelle librairie nationale. PP. 206 à 209 ).

On le sait, les gouvernements de la République, sauf durant la période bénéfique ( en gros ) de 1958 à 1974, délaissèrent cette ambition, et cette grande politique pour une attitude de supplétifs, ne cessant de se mettre à la remorque des autres, principalement des américains depuis 1945, ( hors la période du « principat gaulliste » ), et contraire à ses intérêts.

Dans l'affaire ukrainienne, ce que nous disons est flagrant, ( comme hélas! Il y a peu dans l'affaire lybienne la politique menée par le gouvernement «  de droite » de Nicolas Sarkozy ).

Poutine, qui pense en Russe, qui a raison de penser ainsi, mais qui, il est vrai doit être contenu, ne rencontre, face à la politique mondialiste ( nom destiné à cacher les réalités des ambitions de certains consortiums ), dont la tête est moins Obama ( comme le croient les naïfs ) que l'impérialisme américain. A celui-ci, ne reprochons d'être. Peut-on reprocher d'être à une nation, à un homme. Mais, comme la politique russe, l'américaine doit être contenue. La question est "  par qui? ". 

C'est ici qu'un pays comme la France pourrait intervenir. 

Or la France n'est que supplétive dans l'affaire.

Même pas capable dans une crise économique et sociale qui l'affecte durement, de défendre ses intérêts les plus évidents.

La dette financière de l'Etat est colossale, le chômage croit.

Mais M. Fabius veut « punir » la Russie. Et cela, en prenant des mesures de rétorsion qui surprennent même les plus innocents en matière politique.

C'est ce que révèle l'article que l'on va lire de 20 minutes.fr.

Ces gens là sont nuls. Ce n'est pas moi qui le dit. Ce sont eux qui le montrent, le démontrent, l'étalent.

 

Edouard Boulogne.

 

Vente de navires à la Russie: Que risque la France à l'annuler?

 

http://www.20minutes.fr/monde/1328026-vente-des-navires-mistral-a-la-russie-ce-que-la-france-a-en-jeu

 

CRISE - Près de 2.000 emplois sont concernées à Saint-Nazaire et à Toulon…

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a déclaré lundi soir que la France «pourrait envisager» d'annuler la vente de deux navires Mistral à la Russie «si Poutine continue ce qu'il fait» en Ukraine. Les bâtiments de type Mistral sont des navires de guerre polyvalents pouvant transporter des hélicoptères, des chars, ou accueillir un état-major embarqué.

La livraison du Vladivostok est prévue en octobre 2014. Quant au deuxième navire, le Sébastopol (en référence au port de Crimée où trempe la flotte russe), il est toujours en construction en Loire-Atlantique.

Selon Laurent Fabius, l'éventuelle annulation du contrat Mistral «fait partie du troisième niveau des sanctions. Pour l'instant nous sommes au deuxième niveau», tout en soulignant que l'annulation du contrat Mistral serait aussi «négatif pour les Français».

Des enjeux commerciaux lourds financièrement

Le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine a estimé ce mardi que la France nuirait à sa réputation de partenaire «fiable» si elle décidait de renoncer à la vente à la Russie de navires militaires français Mistral. «Si la France impose des sanctions à la Russie et ne nous livre pas les navires Mistral, ce sera l'économie française qui en souffrira et pas la capacité de combat de la marine russe», a pour sa part déclaré le chef de la commission chargée de la Sécurité nationale de la Chambre publique Alexandre Kanchine. En cas d'annulation du contrat Mistral, la Russie commandera la construction de navires du même type à ses propres entreprises, a-t-il dit.

En 2011, la France a signé avec Moscou la vente de deux navires de projection et de commandement (BPC) de type Mistral, pour 1,2 milliard d'euros, dont plus de la moitié a déjà été versée par la Russie. L'arrêt du contrat se solderait par un manque à gagner pour les industriels. Par ailleurs, le dédommagement à la Russie pour dédit pourrait incomber aux contribuables français.

«Notre collègue ne sait-il pas combien de postes de travail ont été créés en France grâce à notre partenariat?», a par ailleurs demandé le vice-Premier ministre russe, visé par des sanctions décrétées lundi par les États-Unis.

Deux milliers d’emplois concernés

Ces deux chantiers représentent 1.000 emplois directs pendant quatre ans chez DCNS, e maître d'œuvre du contrat également en charge de l'intégration des systèmes de mission (à Toulon), et aux chantiers de l’Atlantique de STX. Sans oublier les milliers d'emplois induits chez les sous-traitants et dans le bassin d'emploi de Saint-Nazaire et à Toulon.

De plus, la signature du contrat avec la Russie en 2011 a permis aux chantiers STX de Saint-Nazaire de sortir la tête de l'eau après de graves difficultés et l'annonce d'un plan de départs volontaires en 2009.  Mardi, les syndicats de la société STX ont mis en garde l'État français contre les «conséquences» que l'éventuelle annulation du contrat pourrait avoir «sur l'emploi des salariés».

Du coup, le sujet est sensible à Saint-Nazaire. «Ce qui est envisagé, c'est la suspension de ces contrats», a déclaré mardi sur Europe 1 Laurent Fabius, interrogé sur l'inquiétude des salariés des chantiers navals.

«Aujourd'hui, le contrat avec la Russie se poursuit normalement, a toutefois indiqué mardi une source proche du dossier à l'AFP. Il n'y pas de signal de reprogrammation de travaux».

 

Il est vrai que jamais Laurent Fabius n'a lu une ligne de Maurras.
Il est vrai que jamais Laurent Fabius n'a lu une ligne de Maurras.
Il est vrai que jamais Laurent Fabius n'a lu une ligne de Maurras.
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