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Publié par Edouard Boulogne

L'article de ce 25 février 2014 dans France-Antilles sur la santé mentale en Guadeloupe est intéressant, et reflète vraisemblablement la réalité. Nous serions 32% à présenter des signes de pathologie psychologique.

Evidemment il importe de s'entendre sur le sens à donner à l'expression « troubles psychiques ». Nous ne justifions pas à 32% d'un internement. Une jalousie chronique, à l'égard d'une ou de plusieurs personnes relève du "psychique pathologique", et peut dégénérer en ressentiment permanent. La politique nous donne un spectacle permanent de cette "folie" là, particulièrement quand des "amis du peuple" transposent leurs névroses en amour du peuple, ou, plus cyniquement la provoquent chez les chers "zélecteurs" à des fins inavouables.

Et pourtant nos « politiciens » ne sont pas tous internés!!!!!

Et puis, les "psys" eux-mêmes, de bonne foi souvent, mais pas toujours ( voir l'utilisation des psys dans les régimes totalitaires qui internent à tour de bras les opposants au régime! ), ont tendance à en rajouter en "psychiatrisant » à outrance les rapports interpersonnels et/ou sociaux, par déformation professionnelle, et parfois par intérêt financier.

Comme disait le philosophe Gabriel Marcel, au micro de Jacques Chancel : " il y a une prudence légitime à observer face au psychiatre, car sa discipline repose sur la distinction pas facile à déterminer entre le normal et le pathologique".

Cela dit sans esprit de polémique, mais par souci d'une légitime prudence dans un domaine délicat et dangereux ( Voir le livre remarquable du grand ....psychiatre Henri Baruk : Des hommes comme nous, Mémoires d'un neuro-psychiatre. ( Robert Lafont ).

Et l'un des fondateurs de la psychanalyse Carl-Gustav Jung, qui passa ( comme nombre de ses confrères, par des phases de dépression graves ), avouait le rôle positif de ces troubles dans la création de son oeuvre passionnante, et par bien des côtés libératoire.

" Toi qui n'a jamais souffert, que peux-tu avoir à nous dire"?

Et puis, il faut faire la part des choses, procéder à une analyses des mots qui à partir de leur unicité connotent de multiples significations. Le poète Baudelaire disait : " aux sots je préfère les fous, dont je suis, chose hélas certaine"! Il y a une sorte de folie, un grain de folie, sans lequel nos sociétés mornes et glacées, dans une pseudo santé affichée et trompeuse,  ( Keep smiling! keep smiling ! comme il est dit à la fin du roman La 25 ème heure, de Gheorghiu ) sombreraient dans un mortel ennui.

 

Le Scrutateur. 

Quand M. de Maesmecker devient fou furieux.
Quand M. de Maesmecker devient fou furieux.
Quand M. de Maesmecker devient fou furieux.

Quand M. de Maesmecker devient fou furieux.

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Marsupilamie 25/02/2014 21:39

Ah, nos petits ennuis sont finis ?
L'article est plutôt rassurant...sur la folie car en ces temps d'égalité femme/homme, une " jalousie équitable" pourrait être un attribut du genre humain dans la plus récente classification des espèces, en attendant celle que vont nous pondre les Cobras et serpentines à lunettes de l'Education Nationale. Tous des animaux à sang froid mais où les classer, puisque même le critère "scientifiquement " qualifié et reconnu d'interfécondité ne satisfait plus leur nombril ???
Ni le miroir d'Aphrodite(ou de Vénus) ni la flèche de Zeus (ou de Jupiter) n'y suffiraient et Aristote y perdrait son grec (à moins que ce ne soit Pline son latin).
Peut-être quatre grains d Ellébore ?
Heureusement pour les lecteurs assidus, pas d'ennui au Scrutateur, tant pour le fond que pour la forme : les présentations et les thèmes se succèdent à un rythme fou, sans se ressembler.
Un point positif dans la dernière mouture réussie est que le lien parait fonctionner normalement avec les commentaires. Houlala, souhaitons que ça dure et que la technique suive l'esprit à la lettre !
Sage ou non, je parie encore !!!